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L’artiste peintre Abdelhaq Sedkane dit Kaan (né en 1954) expose jusqu’au 31 janvier courant ses œuvres récentes à la Galerie Marauction à Casablanca. Sa peinture allusive est un hommage pictural aux espaces féeriques du Maroc profond, et ce d’après les codes de la peinture hyperréaliste voire maniériste. En ce sens, ses œuvres sont un miroir fidèle de la beauté apparente marquant nos temps perdus. Un sens de la minutie et du perfectionnisme conditionne l’expression vive rendue à travers paysages et allégories, tout en mettant en valeur les repères identitaires caractéristiques de la mémoire sudique : «Ma peinture immortalise la beauté marocaine authentique via un style bien recherché et personnalisé. C’est un voyage dans les temps splendides du Maroc et un hommage rendu aux gens humbles qui conservent si bien notre mémoire collective. J’essaie de rapporter à ma manière le quotidien marocain avec spontanéité et sincérité», confie l’artiste à Libé.
Le pacte pictural de cet artiste autodidacte est un bel exemple de la représentation iconographique au sens propre du terme. Les couleurs réalistes en trompe l’œil sont sciemment traitées dans une atmosphère conviviale. Kaan aborde des scènes pittoresques avec un maniérisme exacerbé. Cette forme de représentation académique vacille entre le néoclassicisme et le réalisme impressionniste.
Sur sa peinture hyperréaliste, la direction de la Galerie Marauction (12, rue Ibnou Khalouiya, exLa Haye) a écrit: «Est-ce le hasard, est-ce la nécessité ? L’on peut légitimement se poser la question quand on jette un regard sur la carrière tout à fait atypique de cet artiste hors du commun. Abdelhaq Sedkane est né en 1954 à Marrakech. Originaire d’une vieille famille de Rissani, il portait en lui, dès son plus jeune âge, ce «feu sacré» qui distingue les grands artistes
Après une carrière artistique qui n’a réellement débuté qu’en 1985, à son retour d’un long séjour en Hollande, il s’est donné pour nom d’artiste S. Kaan. Artiste autodidacte, il a suivi un cheminement marqué par un académisme de bon aloi.
C’est la rencontre en 1979 avec un maître de la grande tradition classique flamande qui a marqué à jamais les orientations esthétiques de Kaan. A cette année commence en effet sa véritable initiation aux secrets des anciens : Joop Ruighawer, peintre miniaturiste de renommée internationale, le reçoit dans son atelier à Ymuiden de 1979 à 1984, et quand Abdelhaq «le rissanien» retourne au Maroc en 1985, il porte en lui, et à jamais, l’empreinte de cet enseignement de haut niveau, dont peu d’artistes ont eu la chance de bénéficier. Les scènes de kasbas, ou les vues intimistes des intérieurs marocains, sont nimbées de cette lumière toute particulière, authentiquement marocaine certes, mais bien flamande.
Observez en particulier les paysages aux bords de rivières, et ces arbres luxuriants, qui sont comme transposés d’ailleurs, portant la double nostalgie d’un grand Sud à jamais verdoyant et d’une Flandre qui ne rêverait que soleil…
Abdelhaq Sedkane parle peu, ne donne jamais d’interview et ne peint que la nuit tombée. Il affectionne les petits formats, et ses panneaux semblent à chaque fois restituer un univers merveilleux, même quand les thèmes touchent aux choses les plus modestes de la vie. Il peint la nuit, dit-il, pour montrer toute la beauté de la lumière du jour».
Le travail plastique de Kaan est notamment caractérisé par une tendance subjective à noter les impressions fugitives, la mobilité des phénomènes plutôt que l’aspect stable et conceptuel des choses.
A l’instar des artistes post-impressionnistes, il assouplit l’opposition entre sujet et arrière-plan. L’effet produit par la toile ressemble souvent à un fragment d’une réalité plus vaste, capturé avec précision et spontanéité. L’artiste capture l’instant, non seulement dans la lumière mouvante du paysage mais aussi dans la vie quotidienne des gens.
C’est un compositeur par excellence, préoccupé par la perception subjective des couleurs sonores et des rythmes. La peinture référentielle se singularise par le fait que l’on peut parler de l’œuvre par rapport à ses références extérieures, à la différence de l’art abstrait qui est basé sur la conceptualisation, et de l’art symbolique sur les signes et les symboles. Kaan explore des thèmes authentiques mais de manière choquante et captivante qui force estime et admiration.
Le pacte pictural de cet artiste autodidacte est un bel exemple de la représentation iconographique au sens propre du terme. Les couleurs réalistes en trompe l’œil sont sciemment traitées dans une atmosphère conviviale. Kaan aborde des scènes pittoresques avec un maniérisme exacerbé. Cette forme de représentation académique vacille entre le néoclassicisme et le réalisme impressionniste.
Sur sa peinture hyperréaliste, la direction de la Galerie Marauction (12, rue Ibnou Khalouiya, exLa Haye) a écrit: «Est-ce le hasard, est-ce la nécessité ? L’on peut légitimement se poser la question quand on jette un regard sur la carrière tout à fait atypique de cet artiste hors du commun. Abdelhaq Sedkane est né en 1954 à Marrakech. Originaire d’une vieille famille de Rissani, il portait en lui, dès son plus jeune âge, ce «feu sacré» qui distingue les grands artistes
Après une carrière artistique qui n’a réellement débuté qu’en 1985, à son retour d’un long séjour en Hollande, il s’est donné pour nom d’artiste S. Kaan. Artiste autodidacte, il a suivi un cheminement marqué par un académisme de bon aloi.
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Observez en particulier les paysages aux bords de rivières, et ces arbres luxuriants, qui sont comme transposés d’ailleurs, portant la double nostalgie d’un grand Sud à jamais verdoyant et d’une Flandre qui ne rêverait que soleil…
Abdelhaq Sedkane parle peu, ne donne jamais d’interview et ne peint que la nuit tombée. Il affectionne les petits formats, et ses panneaux semblent à chaque fois restituer un univers merveilleux, même quand les thèmes touchent aux choses les plus modestes de la vie. Il peint la nuit, dit-il, pour montrer toute la beauté de la lumière du jour».
Le travail plastique de Kaan est notamment caractérisé par une tendance subjective à noter les impressions fugitives, la mobilité des phénomènes plutôt que l’aspect stable et conceptuel des choses.
A l’instar des artistes post-impressionnistes, il assouplit l’opposition entre sujet et arrière-plan. L’effet produit par la toile ressemble souvent à un fragment d’une réalité plus vaste, capturé avec précision et spontanéité. L’artiste capture l’instant, non seulement dans la lumière mouvante du paysage mais aussi dans la vie quotidienne des gens.
C’est un compositeur par excellence, préoccupé par la perception subjective des couleurs sonores et des rythmes. La peinture référentielle se singularise par le fait que l’on peut parler de l’œuvre par rapport à ses références extérieures, à la différence de l’art abstrait qui est basé sur la conceptualisation, et de l’art symbolique sur les signes et les symboles. Kaan explore des thèmes authentiques mais de manière choquante et captivante qui force estime et admiration.