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L’Organisation marocaine des droits de l’Homme-section Casablanca, en partenariat avec le Club de citoyenneté, a organisé récemment une rencontre-débat consacrée au plan d’autonomie marocain pour le Sahara. La conférence, animée par Abdelhamid Jmahri, directeur de publication et rédacteur en chef du quotidien Al Ittihad Al Ichtiraki, a réuni des acteurs associatifs et des citoyens venus échanger autour des enjeux politiques et institutionnels de cette initiative.
Dans son intervention, Abdelhamid Jmahri a mis l’accent sur le contexte historique ayant conduit à l’émergence de l’idée d’autonomie pour le Sahara. Il a rappelé que cette proposition ne s’est pas imposée de manière conjoncturelle, mais qu’elle s’inscrit dans une évolution politique et diplomatique progressive, marquée par la recherche constante d’une solution réaliste et durable au différend.
Selon lui, le plan marocain d’autonomie présente des caractéristiques institutionnelles et démocratiques qui le placent en avance sur plusieurs modèles étrangers. Il a souligné que la solidité de son architecture juridique et la clarté de la répartition des compétences en font une proposition crédible et pragmatique.
Il a estimé que cette approche structurée et ambitieuse explique en grande partie le grand soutien international dont bénéficie l’initiative marocaine, considérée par de nombreux acteurs comme une base sérieuse pour parvenir à un règlement définitif.
« Que gagnera le Maroc avec le plan d’autonomie? », s’est interrogé Abdelhamid Jmahri. D’abord, il consolidera définitivement sa souveraineté sur le Sahara et tournera une page historique lourde de tensions. Ensuite, il mettra en échec un projet géopolitique visant à l’isoler et à le transformer en «île», selon l’expression d’Abdallah Laroui. Une analyse géostratégique lucide montre que la fermeture des frontières orientales, la doctrine hostile du régime algérien et les tentatives de déstabilisation visaient non seulement la monarchie, mais aussi l’Etat marocain lui-même et son économie.
Selon Abdelhamid Jmahri, également membre du Bureau politique de l’USFP, le Maroc a su déjouer ces plans. « Il a brisé l’encerclement, notamment après les événements de Guerguarat en 2020, en reconnectant pleinement son territoire à sa profondeur africaine.
Aujourd’hui, aucun acteur européen, américain ou asiatique ne peut accéder stratégiquement à l’Afrique sans passer par le Maroc. Même la Chine et la Russie intègrent désormais cette réalité géopolitique », a-t-il soutenu lors de cette rencontre tenue à la Maison des jeunes à Sidi Bernoussi.
Et l’intervenant d’ajouter : « Le basculement de certaines puissances, autrefois hostiles ou ambiguës, témoigne de cette victoire diplomatique. L’Espagne elle-même, après des décennies de positions contradictoires et d’alliances tacites avec l’Algérie, a fini par reconnaître la pertinence de l’initiative marocaine d’autonomie, rompant avec un schéma de confrontation hérité de la Guerre froide ».
Enfin, le plan d’autonomie s’inscrit dans une vision plus large de souveraineté économique, clairement affirmée dans le Discours Royal du 31 octobre 2025. Cette souveraineté repose sur une gouvernance territoriale forte, une régionalisation avancée et un Etat capable d’articuler unité nationale et diversité locale. « Les modèles internationaux montrent que les Etats les plus puissants aujourd’hui sont ceux qui ont su réussir leurs systèmes d’autonomie, qu’ils soient à dominante capitaliste ou sociale », a fait savoir Abdelhamid Jmahri.
Ainsi, le plan d’autonomie n’est pas une concession, mais l’aboutissement logique d’un combat politique, diplomatique et stratégique de longue haleine. Un combat mené par l’Etat, mais aussi par des femmes et des hommes qui, au-delà de leurs divergences, ont fait du Sahara une cause nationale partagée.
En ce sens, Abdelhamid Jmahri a souligné que la compréhension de la question du Sahara marocain ne peut être dissociée d’un élément central, celui de la diplomatie parallèle, portée depuis des décennies par des figures nationales, issues y compris de l’opposition. C’est cette conscience politique profonde qui a permis au Maroc de défendre sa Cause bien au-delà des cercles officiels, dans des contextes idéologiques souvent hostiles.
A ce titre, l’exemple d’Abderrahmane El Youssoufi reste, pour lui, emblématique. Alors en exil, opposant politique et figure majeure de la gauche marocaine, il participa, en octobre 1976 à Moscou, à une rencontre internationale dominée par les partis socialistes et communistes, alliés idéologiques de l’Algérie à l’époque. Avec Mehdi Ben Barka et d’autres militants, il dut faire face à une résistance farouche pour expliquer que la thèse du soi-disant «peuple sahraoui» et du référendum était une construction coloniale espagnole, sans lien réel avec les luttes de libération nationale.
Les plaidoyers menés alors se heurtèrent à de grandes difficultés. Mais Abderrahmane El Youssoufi livra une conférence magistrale, largement relayée dans la presse, notamment dans la presse du parti, posant les bases d’un discours national clair : quels que soient les désaccords politiques internes, la question du Sahara relevait d’un consensus national indiscutable. Les nationalistes marocains, même opposés au régime, ont toujours défendu l’intégrité territoriale du Royaume, y compris face à leurs propres alliés idéologiques internationaux.
Cette bataille idéologique et diplomatique, menée souvent dans l’ombre, demeure encore aujourd’hui d’actualité, même si elle a perdu de son âpreté. Elle se poursuit désormais sur le terrain de la pédagogie politique et de la compréhension des enjeux du plan d’autonomie.
De leur côté, les participants ont salué la qualité et le niveau du débat, marqué par un esprit d’ouverture et de responsabilité. Les discussions ont permis de revenir sur le contexte historique et diplomatique ayant conduit à la formulation de l’initiative d’autonomie, portée sous l’impulsion de S.M le Roi Mohammed VI, ainsi que sur les efforts déployés par le Maroc sur la scène internationale.
Les intervenants ont souligné que la conjoncture actuelle est marquée par le passage d’une phase de plaidoyer diplomatique à une étape axée sur la mise en œuvre et la concrétisation des dispositions institutionnelles, démocratiques et économiques prévues dans le cadre de l’autonomie. L’accent a été mis sur l’importance d’accompagner les négociations en cours par un débat citoyen éclairé et une mobilisation des forces vives de la nation.
Cette rencontre s’inscrit ainsi dans une dynamique de sensibilisation et de réflexion collective visant à renforcer la compréhension des enjeux liés au plan d’autonomie et à encourager une participation active de la société civile dans cette étape décisive.
Mourad Tabet
Dans son intervention, Abdelhamid Jmahri a mis l’accent sur le contexte historique ayant conduit à l’émergence de l’idée d’autonomie pour le Sahara. Il a rappelé que cette proposition ne s’est pas imposée de manière conjoncturelle, mais qu’elle s’inscrit dans une évolution politique et diplomatique progressive, marquée par la recherche constante d’une solution réaliste et durable au différend.
Selon lui, le plan marocain d’autonomie présente des caractéristiques institutionnelles et démocratiques qui le placent en avance sur plusieurs modèles étrangers. Il a souligné que la solidité de son architecture juridique et la clarté de la répartition des compétences en font une proposition crédible et pragmatique.
Il a estimé que cette approche structurée et ambitieuse explique en grande partie le grand soutien international dont bénéficie l’initiative marocaine, considérée par de nombreux acteurs comme une base sérieuse pour parvenir à un règlement définitif.
« Que gagnera le Maroc avec le plan d’autonomie? », s’est interrogé Abdelhamid Jmahri. D’abord, il consolidera définitivement sa souveraineté sur le Sahara et tournera une page historique lourde de tensions. Ensuite, il mettra en échec un projet géopolitique visant à l’isoler et à le transformer en «île», selon l’expression d’Abdallah Laroui. Une analyse géostratégique lucide montre que la fermeture des frontières orientales, la doctrine hostile du régime algérien et les tentatives de déstabilisation visaient non seulement la monarchie, mais aussi l’Etat marocain lui-même et son économie.
Selon Abdelhamid Jmahri, également membre du Bureau politique de l’USFP, le Maroc a su déjouer ces plans. « Il a brisé l’encerclement, notamment après les événements de Guerguarat en 2020, en reconnectant pleinement son territoire à sa profondeur africaine.
Aujourd’hui, aucun acteur européen, américain ou asiatique ne peut accéder stratégiquement à l’Afrique sans passer par le Maroc. Même la Chine et la Russie intègrent désormais cette réalité géopolitique », a-t-il soutenu lors de cette rencontre tenue à la Maison des jeunes à Sidi Bernoussi.
Et l’intervenant d’ajouter : « Le basculement de certaines puissances, autrefois hostiles ou ambiguës, témoigne de cette victoire diplomatique. L’Espagne elle-même, après des décennies de positions contradictoires et d’alliances tacites avec l’Algérie, a fini par reconnaître la pertinence de l’initiative marocaine d’autonomie, rompant avec un schéma de confrontation hérité de la Guerre froide ».
Enfin, le plan d’autonomie s’inscrit dans une vision plus large de souveraineté économique, clairement affirmée dans le Discours Royal du 31 octobre 2025. Cette souveraineté repose sur une gouvernance territoriale forte, une régionalisation avancée et un Etat capable d’articuler unité nationale et diversité locale. « Les modèles internationaux montrent que les Etats les plus puissants aujourd’hui sont ceux qui ont su réussir leurs systèmes d’autonomie, qu’ils soient à dominante capitaliste ou sociale », a fait savoir Abdelhamid Jmahri.
Ainsi, le plan d’autonomie n’est pas une concession, mais l’aboutissement logique d’un combat politique, diplomatique et stratégique de longue haleine. Un combat mené par l’Etat, mais aussi par des femmes et des hommes qui, au-delà de leurs divergences, ont fait du Sahara une cause nationale partagée.
En ce sens, Abdelhamid Jmahri a souligné que la compréhension de la question du Sahara marocain ne peut être dissociée d’un élément central, celui de la diplomatie parallèle, portée depuis des décennies par des figures nationales, issues y compris de l’opposition. C’est cette conscience politique profonde qui a permis au Maroc de défendre sa Cause bien au-delà des cercles officiels, dans des contextes idéologiques souvent hostiles.
A ce titre, l’exemple d’Abderrahmane El Youssoufi reste, pour lui, emblématique. Alors en exil, opposant politique et figure majeure de la gauche marocaine, il participa, en octobre 1976 à Moscou, à une rencontre internationale dominée par les partis socialistes et communistes, alliés idéologiques de l’Algérie à l’époque. Avec Mehdi Ben Barka et d’autres militants, il dut faire face à une résistance farouche pour expliquer que la thèse du soi-disant «peuple sahraoui» et du référendum était une construction coloniale espagnole, sans lien réel avec les luttes de libération nationale.
Les plaidoyers menés alors se heurtèrent à de grandes difficultés. Mais Abderrahmane El Youssoufi livra une conférence magistrale, largement relayée dans la presse, notamment dans la presse du parti, posant les bases d’un discours national clair : quels que soient les désaccords politiques internes, la question du Sahara relevait d’un consensus national indiscutable. Les nationalistes marocains, même opposés au régime, ont toujours défendu l’intégrité territoriale du Royaume, y compris face à leurs propres alliés idéologiques internationaux.
Cette bataille idéologique et diplomatique, menée souvent dans l’ombre, demeure encore aujourd’hui d’actualité, même si elle a perdu de son âpreté. Elle se poursuit désormais sur le terrain de la pédagogie politique et de la compréhension des enjeux du plan d’autonomie.
De leur côté, les participants ont salué la qualité et le niveau du débat, marqué par un esprit d’ouverture et de responsabilité. Les discussions ont permis de revenir sur le contexte historique et diplomatique ayant conduit à la formulation de l’initiative d’autonomie, portée sous l’impulsion de S.M le Roi Mohammed VI, ainsi que sur les efforts déployés par le Maroc sur la scène internationale.
Les intervenants ont souligné que la conjoncture actuelle est marquée par le passage d’une phase de plaidoyer diplomatique à une étape axée sur la mise en œuvre et la concrétisation des dispositions institutionnelles, démocratiques et économiques prévues dans le cadre de l’autonomie. L’accent a été mis sur l’importance d’accompagner les négociations en cours par un débat citoyen éclairé et une mobilisation des forces vives de la nation.
Cette rencontre s’inscrit ainsi dans une dynamique de sensibilisation et de réflexion collective visant à renforcer la compréhension des enjeux liés au plan d’autonomie et à encourager une participation active de la société civile dans cette étape décisive.
Mourad Tabet