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L’Union européenne a appelé mardi à faire d’Al-Qods « la future capitale de deux Etats », palestinien et israélien, dans le cadre d’un règlement négocié. Israéliens et Palestiniens se sont félicités mardi de cette déclaration, mais avec des réserves.
A l’issue d’une semaine de négociations, les 27 ont modifié le projet de résolution initialement soumis par la présidence suédoise de l’UE. Il n’y est plus fait mention d’un Etat palestinien ayant Jérusalem-Est comme capitale, mais de Jérusalem comme capitale de deux Etats.
De même, la déclaration préconise une solution négociée. Un langage très adouci au regard du texte qui avait la semaine dernière provoqué une levée de boucliers en Israël. Il faut dire que c’était la première fois que l’UE semblait s’apprêter à soutenir officiellement une capitale de l’Etat palestinien dans la partie Est d’Al-Qods.
En appelant Palestiniens et Israéliens à partager la ville sainte, l’Union européenne ne fait que rappeler une position défendue de longue date. Mais pour les Palestiniens, cette déclaration signée des 27 ministres des Affaires étrangères de l’Union est une satisfaction.
Le chef du gouvernement palestinien Salam Fayyad parle même de victoire à un moment où la situation à Jérusalem-Est est extrêmement tendue comme l’a constaté la députée européenne Nicole Kiil Nielsen, membre d’une délégation du Parlement européen en visite dans la région :
«Nous avons pu assister une fois de plus je dirai, parce que ce n’est pas la première fois, à des expulsions d’habitants de leurs maisons à Jérusalem-Est, des maisons qu’ils occupaient depuis de nombreuses années, parfois des décennies, qui sont parfois des personnes sur le trottoir. On voit bien maintenant qu’actuellement, la politique qui est menée, est une politique d’extension des colonisations alors que ce que nous demandons c’est la fin de l’occupation et la création d’un Etat palestinien avec l’Etat d’Israël ».
Pour les Israéliens, l’Union européenne compromettait ainsi sa capacité à jouer les médiateurs impartiaux au Proche-Orient. Ces conclusions reformulées reflètent d’ailleurs les différences entre les 27 Etats-membres. Certains comme le Luxembourg ont tenu à rappeler que pour l’UE, la partie Est d’Al Qods n’appartenait pas à Israël.
Ce n’est là que la position traditionnelle des Européens pour qui les frontières sont celles d’avant 1967 et la guerre des Six-Jours. D’autres pays comme l’Allemagne sont hostiles à l’idée d’imposer quoi que ce soit à Israël, même si en fin de compte le texte européen montre une fermeté certaine quant aux traitements actuellement réservés aux Palestiniens.
A l’issue d’une semaine de négociations, les 27 ont modifié le projet de résolution initialement soumis par la présidence suédoise de l’UE. Il n’y est plus fait mention d’un Etat palestinien ayant Jérusalem-Est comme capitale, mais de Jérusalem comme capitale de deux Etats.
De même, la déclaration préconise une solution négociée. Un langage très adouci au regard du texte qui avait la semaine dernière provoqué une levée de boucliers en Israël. Il faut dire que c’était la première fois que l’UE semblait s’apprêter à soutenir officiellement une capitale de l’Etat palestinien dans la partie Est d’Al-Qods.
En appelant Palestiniens et Israéliens à partager la ville sainte, l’Union européenne ne fait que rappeler une position défendue de longue date. Mais pour les Palestiniens, cette déclaration signée des 27 ministres des Affaires étrangères de l’Union est une satisfaction.
Le chef du gouvernement palestinien Salam Fayyad parle même de victoire à un moment où la situation à Jérusalem-Est est extrêmement tendue comme l’a constaté la députée européenne Nicole Kiil Nielsen, membre d’une délégation du Parlement européen en visite dans la région :
«Nous avons pu assister une fois de plus je dirai, parce que ce n’est pas la première fois, à des expulsions d’habitants de leurs maisons à Jérusalem-Est, des maisons qu’ils occupaient depuis de nombreuses années, parfois des décennies, qui sont parfois des personnes sur le trottoir. On voit bien maintenant qu’actuellement, la politique qui est menée, est une politique d’extension des colonisations alors que ce que nous demandons c’est la fin de l’occupation et la création d’un Etat palestinien avec l’Etat d’Israël ».
Pour les Israéliens, l’Union européenne compromettait ainsi sa capacité à jouer les médiateurs impartiaux au Proche-Orient. Ces conclusions reformulées reflètent d’ailleurs les différences entre les 27 Etats-membres. Certains comme le Luxembourg ont tenu à rappeler que pour l’UE, la partie Est d’Al Qods n’appartenait pas à Israël.
Ce n’est là que la position traditionnelle des Européens pour qui les frontières sont celles d’avant 1967 et la guerre des Six-Jours. D’autres pays comme l’Allemagne sont hostiles à l’idée d’imposer quoi que ce soit à Israël, même si en fin de compte le texte européen montre une fermeté certaine quant aux traitements actuellement réservés aux Palestiniens.