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​Vers la hausse des prix du pain à partir du 20 octobre

El Houcine Azaz : Le dialogue avec ce gouvernement ressemble à un dialogue de sourds




​Vers la hausse des prix du  pain à partir du 20 octobre
Augmentera? N’augmentera pas? Le bras de fer entre les boulangers-pâtissiers et le gouvernement vient d’entrer dans une nouvelle phase qui semble irréversible. A partir du lundi 20 octobre 2014, le prix du pain devrait augmenter de 20 centimes, passant ainsi de 1,20 DH à 1,40 DH.
Selon le président de la Fédération des boulangers-pâtissiers du Maroc (FBPM), El Houcine Azaz, cette hausse est inévitable et la FBPM n’y renoncera pas. «Quelle que soit la réponse du gouvernement et même s’il nous menace, on ne reculera pas et on ne renoncera pas à cette hausse», a-t-il martelé dans une déclaration à Libé.
Il a fustigé le gouvernement Benkirane qui n’a pas tenu ses engagements à l’égard de la FBPM.
L’Exécutif a promis de mettre en application les clauses du contrat-programme signé en octobre 2011 entre le gouvernement présidé par Abbas El Fassi et la FBPM. Lequel contrat-programme visant la stabilisation du prix du pain d’une part, et le développement de ce secteur pour en assurer la continuité d’autre part. En outre, ce contrat-programme envisageait d'autres mesures qui touchaient la formation, la création d'une véritable profession de boulanger et la réduction des coûts de l'énergie. Cette promesse n’a jamais été tenue.
«Le dialogue avec ce gouvernement est un dialogue de sourds. Il ne nous a vendu que des illusions», a-t-il tancé.
Concernant la réaction du gouvernement qui a affirmé que la hausse des prix du pain est «une ligne rouge qu’il ne faut pas franchir», El Houcine Azaz s’est inscrit en faux contre cette déclaration  en s’interrogeant : «Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas renoncé à franchir le Rubicon que furent la hausse des prix de l’électricité, du transport, des carburants et autres? Pourquoi, le gouvernement veut-il que les boulangers et les pâtissiers paient la facture des hausses des prix de tous les produits qui entrent dans l’industrie du pain?».
A noter que la FBPM considère que le prix du pain au Maroc est lié à la réalisation de plusieurs engagements de l’Etat envers ce secteur. Notamment celui de subventionner l’électricité, la sécurité sociale pour les personnes qui travaillent dans ce secteur, et la création d’une école spécialisée dans la formation des cadres dans le domaine de la boulangerie et de la pâtisserie. Selon M. Azaz, presque tous les produits qui entrent dans l’industrie de la boulangerie et de la pâtisserie sont libéralisés, et seul le secteur non structuré profite de la subvention de l’Etat, ce qui alourdit davantage les coûts de production pour les propriétaires des boulangeries et pâtisseries. 

Mourad Tabet
Jeudi 16 Octobre 2014

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1.Posté par toufik le 16/10/2014 00:01
je pense «et c est mon avis personnel»que le gouvernement ainsi que les syndicats des boulangeries du maroc trouvent un terrain d entente sur un prix du pain qui répond a leurs revendications .
Et sans oublier les consommateurs qui ont leurs mots a dire ,un juste milieux serait adéquat pour en finir avec ses tensions stériles.

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