Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

​Une série de désaccords plombent la paix en Ukraine

19 soldats ukrainiens tués dans l'Est ces dernières 24 heures




​Une série de désaccords plombent la paix en Ukraine
Les diplomates européens, russes et ukrainiens travaillaient d'arrache-pied à l'élaboration d'un texte qui servira de matrice à leurs dirigeants pour un plan de paix qu’ils devaient négocier mercredi soir lors du sommet de Minsk qui vise à mettre fin à dix mois de guerre.
Tout en insistant sur les accords de paix de Minsk signés par tous en septembre mais très peu respectés, l'Allemagne et la France, parrains du processus, ont proposé un plan de paix "de la dernière chance", présenté jeudi à Kiev et vendredi à Moscou, dont les détails n'ont pas été dévoilés.
Le point le plus urgent, celui sur lequel, en théorie, tout le monde est d'accord est le cessez-le-feu. Mais sa mise en œuvre est compliquée. Qui posera les armes en premier? Concrètement, les rebelles et Moscou réclament de Kiev le retrait de leurs soldats et la reprise immédiate du financement des territoires séparatistes interrompu en novembre, comme préalable à une détente. Kiev veut aussi récupérer le contrôle de sa frontière avec la Russie sur la portion sous contrôle rebelle, conjointement avec l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe).
Le gouvernement ukrainien ne reconnaît que la ligne de front fixée au moment des accords de paix de Minsk en septembre. Problème, les séparatistes ont depuis gagné 500 km2 supplémentaires et ont fait savoir qu'ils ne comptaient pas y renoncer.  Kiev serait prêt à donner son accord sur la ligne de front actuelle pour le retrait des armes lourdes et une zone démilitarisée. 
Les Russes prônent un statut de fédération ou d'autonomie pour les zones sous contrôle rebelle avec l'idée d'élections des gouverneurs régionaux (actuellement nommés par Kiev) pour notamment légitimer les "présidents" des républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, Alexandre Zakhartchenko et Igor Plotnitski.
L'Ukraine est réticente à une force de maintien de la paix car elle refuse la proposition avancée par les séparatistes en faveur de la présence de militaires bélarusses, mais surtout russes. 
L’un des rares points sur lequel les négociateurs ont avancé, c’est l’échange de prisonniers, notamment en acceptant l'idée qu'un échange massif valait mieux que des échanges au cas par cas. Cependant les listes de prisonniers présentées par chaque camp ne coïncident pas.
Pendant ce temps, les combats sont de plus en plus violents sur le terrain. Au moins 19 soldats ukrainiens ont été tués ces dernières 24 heures au cours de combats dans l'est de l'Ukraine, a-t-on annoncé. 
Parmi eux, cinq soldats ont été tués au cours de l'attaque au lance-roquettes multiple Smertch qui a touché mardi la ville de Kramatorsk, siège du quartier général de l'armée ukrainienne dans l'est rebelle du pays.  

AFP
Jeudi 12 Février 2015

Lu 321 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito | Sur le vif










Mots Croisés