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​Tsipras de nouveau à Bruxelles dans l'espoir de trouver un épilogue à la crise grecque

Bataille politique pressentie à Athènes pour avaliser l’éventuel accord




​Tsipras de nouveau  à Bruxelles dans l'espoir de trouver un épilogue à la crise grecque
La Grèce et ses créanciers ne peuvent plus se permettre aucun faux pas pour éviter au pays un défaut de paiement imminent, et vont tenter de se rapprocher d'un épilogue avec une nouvelle réunion au sommet avec notamment le Premier ministre grec Alexis Tsipras.
Sa venue à Bruxelles mercredi intervenait cinq jours avant la date-butoir d'un remboursement de quelque 1,5 milliard d'euros au FMI qui alimente les craintes de défaut de paiement et aussi avant une nouvelle réunion de l'Eurogroupe dans la soirée. Il était déjà dans la capitale européenne deux jours plus tôt pour un sommet, convoqué en urgence, pour aborder le dossier grec.
Le déblocage d'une tranche de prêt des créanciers en suspens depuis l'été dernier (7,2 milliards d'euros), ou à défaut un geste financier de la BCE, sera nécessaire pour qu'Athènes honore cette échéance. 
Tsipras devait rencontrer vers midi les dirigeants de la BCE et du FMI, Mario Draghi et Christine Lagarde, ainsi que Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, Klaus Regling, à la tête du fonds de soutien de la zone euro (MES), et Jeroen Dijsselbloem, le patron de la zone euro. 
C’est la troisième réunion de l'Eurogroupe en une semaine qui en elle-même, est un prélude au sommet prévu aujourd’hui et demain. 
Pour obtenir l'aide promise, Athènes a présenté lundi de nouvelles propositions, basées surtout sur une hausse des taxes, qui prévoient des économies de 8 milliards d'euros à effectuer en 2015 et 2016. Elles ont été jugées relativement positives par les créanciers en vue de la conclusion d'un accord. 
Saluant une reprise constructive du dialogue, Européens et FMI avaient toutefois averti lundi qu'il restait beaucoup de chemin à parcourir. 
Si la partie grecque accepte le principe d'un budget en excédent primaire (le solde du budget hors charge de la dette) de 1% cette année et 2% l'an prochain, qui a longtemps été l'un des points d'achoppement des discussions, elle bloque sur la répartition des différents taux de TVA et la réforme des retraites.
Selon une source proche des négociations, les créanciers ont demandé à Athènes d'augmenter la TVA sur les hôtels et restaurants à 23%, ce qui toucherait principalement les touristes étrangers et permettrait d'atteindre les objectifs budgétaires, en ne touchant pas à la TVA à 13% sur l'électricité et à 6% sur les médicaments, deux points sensibles dans un pays éreinté par six années de récession et touché par un chômage de masse. 
Si un accord est trouvé dans les 48 heures, ce sera la conclusion de négociations "au forceps" de plus de cinq mois. Mais il faudra encore que M. Tsipras le fasse approuver par son Parlement, ce qui pourrait s'avérer très délicat. Des protestations se sont fait entendre au sein de Syriza, la gauche radicale au pouvoir depuis cinq mois, sans pour l'instant menacer l'approbation d'un accord au Parlement où le parti dispose de 149 députés sur 300, associé au petit parti de droite souverainiste Grecs indépendants.

Jeudi 25 Juin 2015

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