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​Pour la pénalisation du travail domestique des mineures

« Le Collectif pour l’éradication du travail des petites bonnes » interpelle les responsables




​Pour la pénalisation du travail domestique des mineures
Le 20 novembre, est célébrée de par le monde la Journée internationale des droits de l’enfant. Au Maroc cet événement coïncide, cette année,  avec l’organisation du Forum mondial des droits humains du 27 au 30 novembre. Une occasion que saisit  «le Collectif pour l’éradication du travail des petites bonnes» pour réitérer son appel aux instances et aux responsables institutionnels et sociaux aux niveaux national, régional, local et international. Il les incite ainsi à  agir contre toute forme d’exploitation et de violence à l’égard des enfants, notamment les «petites bonnes», et ce à travers plusieurs actions. Il recommande de ce fait de pénaliser le travail domestique des mineures. De même qu’il met l’accent sur l’importance de la mise en œuvre d’une politique intégrée de protection de l’enfant, en général, et des plans d’action spécifiques contre l’exploitation des enfants dans le travail domestique, en particulier. En outre, le Collectif appelle à sensibiliser la société, voire les familles, les employeurs et les intermédiaires (samsara) à la protection et la promotion des droits de l’enfant et aux risques de leur exploitation dans le travail domestique à un âge précoce.
Par ailleurs, force est de rappeler que devant l’ampleur du travail domestique des filles mineures au Maroc et des actes récurrents de maltraitance physique, psychologique et sexuelle qu’elles subissent, les acteurs de la société civile n’ont eu de cesse de tirer la sonnette d’alarme sur cette pratique sociale indigne qui bénéficie de la complicité quasi-générale.
C’est ainsi que  depuis 2009, le Collectif a mené plusieurs actions qui ont abouti à l’élaboration, entre 2011 et 2013, de plusieurs versions de projets de loi par le ministère du Développement social, d’abord, puis par le ministère de l’Emploi. Les associations de protection des droits de l’enfant, en général, et celles agissant sur le terrain pour l’abolition de ce genre de travail et la réinsertion en famille et à l’école des enfants victimes du travail domestique, en particulier, ont accompagné ce processus de réforme et présenté leurs recommandations pour contribuer à l’éradication de cette pratique.
Cependant, malgré les avis contraires du CNDH et du CESE saisis par la Chambre des conseillers dans le cadre de l’examen du dernier projet de loi 19.12, le ministère de l’Emploi et des Affaires sociales persiste à maintenir à 15 ans l’âge d’accès au travail domestique (!).
Ainsi, cinq ans plus tard, et plus de 20 ans après la signature par le Maroc de la Convention internationale des droits de l’enfant, les résultats en termes de protection de l’enfant restent mitigés et la situation des enfants travailleurs domestiques est alarmante, comme l’a affirmé le Conseil des droits de l’enfant de l’ONU à Genève en septembre 2014. 

Nezha Mounir
Jeudi 20 Novembre 2014

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