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​Omar El-Béchir réélu à la tête du Soudan




​Omar El-Béchir réélu à la tête du Soudan
Il a beau avoir décroché un nouveau mandat de cinq ans, le président soudanais Omar El-Béchir fait toujours face à une série de défis pour remettre l'économie de son pays sur les rails et le sortir de l'isolement international.
Le Soudan est soumis à un embargo économique américain depuis 1997 pour violations présumées des droits de l'Homme et des accusations de liens avec le terrorisme. Si M. Béchir a essayé de prendre ses distances avec l'islamisme radical, il reste dans le collimateur de la communauté internationale en raison des conflits dans plusieurs régions du pays et de la répression des opposants politiques.
Au pouvoir depuis plus de 25 ans, M.Béchir, qui a remporté lundi plus de 94% des votes, est visé par deux mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et contre l'humanité et génocide au Darfour (ouest), ce qui limite grandement sa liberté de mouvement.
Pour gagner la confiance à l'étranger, le gouvernement doit tenir sa promesse d'organiser un dialogue avec l'opposition et créer de nouvelles alliances à l'extérieur, estiment plusieurs experts.
De nombreux pays occidentaux voient la réconciliation comme une condition préalable pour améliorer leurs liens avec Khartoum.
Or un retour dans le concert des nations permettrait à Khartoum de remettre sur pied une économie exsangue.
Avec l'indépendance du Soudan du Sud en 2011, le Soudan a perdu environ 75% de ses ressources pétrolières. L'inflation est galopante et le taux de chômage est au-dessus de 30%. Selon l'ONU quelque 7 millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire. 
Khartoum a lancé une offensive diplomatique ces dernières semaines en rejoignant la coalition initiée par l'Arabie saoudite pour lutter au Yémen contre des rebelles chiites liés à l'Iran.
L'armée, qui combat déjà des rebelles à l'intérieur du Soudan: au Darfour, au Kordofan-Sud et dans le Nil-Bleu, a envoyé des avions frapper à l'étranger, au Yémen.
Khartoum a par ailleurs contribué en mars à la conclusion d'un accord entre l'Egypte et l'Ethiopie sur le partage des eaux du Nil, se rapprochant du Caire, longtemps méfiant vis-à-vis de son voisin du sud.
Ces nouvelles relations pourraient pousser Washington, pour qui l'Arabie saoudite et l'Egypte sont des alliés clés dans la région, à voir le Soudan d'un nouvel œil.

Mercredi 29 Avril 2015

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