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​Mise en détention de deux hommes soupçonnés d'avoir aidé l'auteur des attentats de Copenhague

L'Europe en état d'alerte face à la menace terroriste




​Mise en détention de deux hommes soupçonnés d'avoir aidé l'auteur des attentats de Copenhague
La police de Copenhague a annoncé lundi avoir placé en détention deux hommes qu'elle soupçonne de complicité avec l'auteur présumé des attaques dans la capitale danoise qui ont fait deux morts et cinq blessés.
 "Les deux hommes sont soupçonnés d'avoir aidé l'auteur" des attentats, a écrit la police dans un communiqué, précisant qu'ils allaient être déférés devant un juge lundi matin. Les deux hommes ont été arrêtés dimanche.
 La police, qui quadrille la capitale danoise depuis samedi, est toujours à la recherche de témoins afin de déterminer le trajet exact de l'auteur des attentats et d'appréhender d'éventuels complices.
 Elle a notamment réalisé un raid contre un cyber-café dans le quartier de Norrebro, où le criminel présumé a été abattu par la police. 
Dans la première attaque, samedi après-midi, armé d'un pistolet-mitrailleur, il a tiré plusieurs dizaines de balles sur les participants à un débat consacré à la liberté d'expression, faisant un mort, un réalisateur de 55 ans. 
 Dans la soirée, il a ouvert le feu devant la grande synagogue de Copenhague et tué un juif de 37 ans, qui y montait la garde.
 Selon la police, l'auteur présumé des deux fusillades de Copenhague, est un jeune homme de 22 ans né au Danemark et fiché pour actes de délinquance.
 Il a été identifié comme Omar El-Hussein par les médias danois.
Les attaques du week-end à Copenhague qui ont fait deux morts, et ont visé comme à Paris la communauté juive et un lieu symbolique de la liberté d'expression, ont suscité une nouvelle onde de choc en Europe confrontée aux défis du terrorisme islamiste et de la protection des juifs du continent.
 Alors que la police danoise poursuivait lundi son enquête sur le tueur, abattu dimanche par les forces de l'ordre et identifié par les médias comme Omar el-Hussein, le Premier ministre français Manuel Valls a utilisé pour la première fois le terme d'"islamo-fascisme" pour qualifier la menace pesant sur l'Europe.
 "Pour combattre cet islamo-fascisme, puisque c'est ainsi qu'il faut le nommer, l'unité doit être notre force. Il ne faut céder ni à la peur, ni à la division", a déclaré M. Valls à la radio RTL.
Intervenant un peu plus d'un mois après les attentats de Paris qui avaient fait 17 morts, les événements de Copenhague ont eu un écho particulier en France, où le journal Le Figaro titrait lundi à la Une: "l'Europe face à la contagion islamiste".
 Ajoutant à l'émotion, plusieurs centaines de tombes du cimetière juif de Sarre-Union, dans l'est de la France, ont été profanées, suscitant une vive condamnation du président François Hollande et de son Premier ministre, M. Valls parlant d'un acte "ignoble".
 A Copenhague, la police a annoncé lundi que deux hommes souçonnés d'avoir aidé l'auteur présumé des attentats avaient été placés en détention. Ils devaient être déférés devant un juge dans la matinée.
 Le suspect, âgé de 22 ans, a été abattu dimanche vers 04h00 GMT par des policiers sur lesquels il avait ouvert le feu dans le quartier populaire de Nørrebro.
 Le tireur présumé est "un jeune homme de 22 ans, né au Danemark, connu de la police pour plusieurs délits dont des infractions à la législation sur les armes et des violences", a annoncé la police dans un communiqué.
 "Il est également connu pour ses liens avec des bandes de délinquants", a-t-elle ajouté.
 D'après le journal danois Ekstra Bladet, l'homme était sorti de prison il y a deux semaines où il purgeait une peine pour avoir agressé il y a un an un homme de 19 ans dans la gare de Copenhague, sans raison claire.
 Il était également connu des services de renseignements qui ont indiqué travailler "sur l'hypothèse selon laquelle la personne en question a pu être inspirée par les événements qui se sont déroulés à Charlie Hebdo à Paris". 

AFP
Mardi 17 Février 2015

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