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​Les zones oasiennes dans les politiques publiques

Forum international des oasis à Zagora




​Les zones oasiennes dans les politiques publiques
Les fellahs des oasis sont venus en grand nombre ce jeudi 18 décembre à Zagora. L’ouverture de la troisième édition du Forum international des oasis est désormais un rendez-vous traditionnel. Ils attendaient des propositions et des initiatives à même de les aider à contourner les nombreux problèmes qu’ils rencontrent sur le terrain. Quoi de mieux que des experts nationaux et internationaux, des  agriculteurs et des responsables régionaux et nationaux des ORMVA ainsi que le ministre en personne? Bref, une salle archicomble qui entend profiter de cette occasion pour optimiser les chances de trouver des solutions aux maux dont souffrent les oasiens. Certes, l’effort déployé est important, avec trois projets relatifs à la filière des dattes dans la province de Zagora, mais un grand travail reste à faire dans ce sens. Ainsi, à la faveur d’une enveloppe financière de 463 millions de DH, lesdits projets visent à surmonter les contraintes qui entravent le développement de cette filière et à rationaliser l’utilisation des ressources hydriques et la protection des terres des inondations. Toujours est-il  que les dernières inondations ont démontré que plusieurs régions de la province sont restées isolées pendant plus d’une semaine. Il faut notamment multiplier les projets intégrés en fédérant les synergies des intervenants. Le gouverneur de la province, Abdelghani Samoudi, a fait montre d’un esprit volontariste qui vise à diversifier les interventions, mais surtout à les coordonner, afin de réaliser des performances intégrées et harmonieuses. «Le Forum est une occasion pour s’arrêter sur les difficultés auxquelles nous faisons face, mais surtout pour penser l’avenir des oasis à l’aune d’une politique globale ayant pour fondement la réhabilitation de l’homme et de l’espace dans une communion harmonieuse, d’autant que l’agriculture familiale est un levier de développement à consolider», souligne-t-il, lors de cette cérémonie d’ouverture. 

La FAO, grand absent 
du Forum 
Bien que cette troisième édition soit une commémoration de l’Année internationale de l’agriculture familiale stipulée par les Nations unies, l’événement aura été marqué notamment par l’absence inexplicable et injustifiée de l’organisme onusien en charge de ce dossier, à savoir la FAO. Fortement attendue lors de cette troisième édition, la FAO n’a pas répondu présent à ce rendez-vous. Pourtant, le débat ayant prévalu lors des deux premiers panels était à la hauteur des attentes. Ingénieurs agronomes, experts et professeurs universitaires se sont penchés sur le concept de  l’agriculture familiale, en tant que mode de production comptant sur les propres ressources familiales, selon Jean-Baptiste Cheneval, expert français de l’agriculture oasienne. Quant à la superficie, elle peut aller jusqu’à dix hectares et ne recourt pas au système de monoculture. 
L’eau, l’environnement, l’agriculture, le management de la qualité, les recherches scientifiques relatives aux dattes … autant de sujets qui ont été débattus par les intervenants. L’on a présenté des projets qui rentrent dans le cadre des politiques publiques. Le débat n’aura pas raté l’occasion pour appeler à davantage de synergie entre ces interventions et à plus de coordination entre les acteurs. Plusieurs paysans estiment que les stratégies présentées doivent faire leur preuve. Les ingénieurs et les chercheurs à leur tour ont été appelés à descendre sur le terrain pour se ressourcer et prendre connaissance des nouveaux développements dans l’espace oasien et savoir comment renouveler les politiques à mettre en œuvre.

Mustapha Elouizi
Samedi 20 Décembre 2014

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