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​Les vestiges antiques à Mossoul n’ont pas lieu d’être avec l’EI

Rapt de 220 Assyriens pour servir de bouclier humain




​Les vestiges antiques à Mossoul n’ont pas lieu d’être avec l’EI
Des statues et des frises ont été vandalisées à coups de masse par des combattants du groupe jihadiste, notamment au musée de Mossoul. La directrice générale de l'Unesco réclame la convocation d'une réunion de crise du Conseil de sécurité de l'ONU.
Les combattants du groupe sunnite radical ont réduit en miettes des statues, frises et autres trésors pré-islamiques, selon une vidéo mise en ligne jeudi par le groupe. Ils ont vandalisé à coups de masse d’imposantes pièces notamment dans le musée de Mossoul, dont les collections renferment des objets inestimables des périodes assyrienne et hellénistique, datant de plusieurs siècles avant l’ère chrétienne. Des experts ont confirmé et déploré ces destructions, qu’ils ont comparées à la démolition des Bouddhas de Bamiyan par les talibans en Afghanistan en 2001.
En Syrie, ces trois derniers jours, près de 1.000 familles d’Assyriens, soit quelque 5 000 personnes, ont fui leur domicile pour trouver refuge à Hassaké et Qamichli, deux villes du nord-est tenues par les forces kurdes et gouvernementales, selon un responsable assyrien.
Dans un nouveau bilan, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a fait état du rapt de 220 personnes, contre 90 précédemment, depuis lundi. Les Assyriens ont été enlevés dans la région de Tall Tamer, à une vingtaine de km à l’ouest de Hassaké, où l’EI contrôle désormais 10 villages chrétiens, selon l’ONG. La ville de Tall Tamer demeure elle sous le contrôle de forces kurdes.
Des raids de la coalition internationale contre l’EI ont eu lieu autour de Tall Tamer, selon cette même source qui n’a pas fourni dans l’immédiat un bilan des victimes des frappes. Selon Oussama Edward, directeur du Réseau assyrien des droits de l’Homme basé en Suède, les otages assyriens ont été emmenés à Chaddadé, un fief de l’EI au sud de Hassaké et pourraient servir de bouclier humain.
Au moins 35 combattants de l’EI et 25 membres des forces kurdes et assyriennes ont été tués dans les combats dans la région ces trois derniers jours, selon l’OSDH. 
Jeudi, le chef du renseignement américain, James Clapper, a estimé que la «sauvagerie brutale» des combattants de l’organisation EI, avec les décapitations d’otages et l’immolation d’un pilote jordanien, avaient eu «un effet galvanisant» sur les opinions publiques à travers le Moyen-Orient.
Toutefois, a-t-il affirmé devant la commission des Forces armées du Sénat, le combat contre l’EI n’est pas une priorité pour la Turquie, et cela favorise le transit sur son sol de combattants étrangers se dirigeant vers la Syrie.
Par ailleurs, le Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres, a déclaré que la crise des réfugiés syriens atteignait «un tournant dangereux» et a demandé aux Européens et aux pays du Golfe de se montrer plus généreux et plus accueillants.  

AFP
Samedi 28 Février 2015

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