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​Les talibans du réseau Haqqani derrière un attentat meurtrier




​Les talibans du réseau Haqqani derrière un attentat meurtrier
Le réseau Haqqani, une influente branche des talibans afghans, est à l'origine de l'attentat suicide ayant fait 57 morts dimanche lors d'un match de volley-ball dans le sud-est de l'Afghanistan, ont affirmé lundi les services de renseignement afghans.
 "Nous avons des preuves montrant que le réseau Haqqani est derrière l'attaque de Paktika", province du sud-est afghan située à proximité du Pakistan, a déclaré à l'AFP Hasseb Sediqi, porte-parole du NDS, les services de renseignement afghans.
Les familles des victimes de l'attentat le plus meurtrier depuis trois ans en Afghanistan, perpétré dimanche lors d'un match de volley-ball, pleuraient leurs morts lundi alors que des blessés étaient acheminés d'urgence vers la capitale Kaboul.
 Au moins 50 personnes ont été tuées et une soixantaine blessées par un kamikaze qui s'est fait exploser au milieu des spectateurs de la partie dans un district reculé de la province de Paktika (sud-est), près de la frontière avec le Pakistan.
 Cette région est le principal bastion du réseau Haqqani, une branche des rebelles talibans afghans qui refusent pour l'heure de négocier la paix avec le gouvernement.
 L'attentat intervient alors que le principal soutien militaire de Kaboul, la force de l'Otan dirigée par les Etats-Unis, s'apprête à retirer la plupart de ses troupes du pays.
 Le kamikaze, vêtu d'un long châle, le traditionnel "patou" afghan, était arrivé à moto à la compétition de volley-ball, un sport populaire chez les jeunes afghans, et avait pris le temps de descendre de sa monture avant de se faire exploser, selon un témoin de la scène, Khushal, 25 ans. 
 "Je regardais le match avec mes amis, nous crions à chaque fois que notre équipe marquait un point" lorsque l'explosion a eu lieu, a déclaré peu après l'attentat Abdulhay, un garçon de onze ans blessé par la puissante déflagration, alors que des familles inconsolables pleuraient leurs proches. 
Cette attaque sanglante contre des civils montre l'ampleur de la tâche qui attend le nouveau président Ashraf Ghani, proclamé en septembre vainqueur de la présidentielle et dont les forces gouvernementales sont censées, à partir de janvier, défendre seules le pays face aux talibans et autres groupes rebelles.
La force de l'Otan en Afghanistan (Isaf), déployée depuis la fin 2001 et qui a compté plus de 140.000 hommes au plus fort il y a quelques années de sa présence dans le pays, doit être remplacée en 2015 par 12.500 soldats étrangers, principalement américains, cantonnés théoriquement à un rôle d'assistance.
L'attentat de dimanche a été perpétré le jour même de l'approbation par la chambre basse du Parlement afghan de l'accord encadrant le maintien de cette force étrangère résiduelle, et peu après des révélations du New York Times indiquant que le président américain Barack Obama avait autorisé les soldats américains restant en Afghanistan à aller au-delà de l'assistance et à combattre directement les rebelles en cas de menaces, y compris à l'aide d'avions de combat et de drones.
Le président Ghani s'est précipité dès dimanche au chevet de la cinquantaine de blessés transférés d'urgence dans un hôpital militaire de la capitale Kaboul. 

AFP
Mardi 25 Novembre 2014

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