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​Les syndicats déterminés à ne pas dissocier les retraites du reste de leur cahier revendicatif

Benkirane se réunit avec les centrales à propos de la réforme des régimes de retraite




​Les syndicats déterminés à ne pas dissocier les retraites du  reste de leur cahier revendicatif
Le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, cède enfin et accepte de s’asseoir à la table des négociations avec les centrales syndicales les plus représentatives, à savoir la FDT, l’UMT, la CDT et l’UGTM.
Acculé par le franc succès de la grève générale du 29 octobre 2014, il a adressé une lettre aux centrales syndicales leur demandant de se réunir avec lui aujourd’hui (13 novembre 2014) au siège de l’Exécutif à Rabat, et prendre ainsi part à la réunion de la Commission nationale de la réforme des régimes de retraite.
Pourtant, cette invitation ne semble pas avoir satisfait les centrales syndicales. Car elle ne concernera qu’un seul dossier, à savoir celui de la réforme des régimes de retraite, alors que leur cahier revendicatif comprend d’autres sujets aussi importants que celui-ci. Ainsi, les syndicats ont-ils tenu à rappeler que le dialogue devra porter sur l’ensemble de leurs revendications. Il s’agit de l’amélioration des revenus, salaires et indemnités, l’application de l’accord du 26 avril 2011, la protection des libertés syndicales et l’abrogation de l’article 288 du Code pénal, l’adoption de l’approche participative dans le dossier des retraites, la réduction de la pression fiscale sur les salaires, l’augmentation des pensions de retraite, l’ouverture de négociations sectorielles, le respect des lois sociales et notamment du Code du travail et l’amélioration de la protection sociale.
Pour les centrales syndicales, l’ensemble de ces revendications forment un tout indivisible, estimant que la grève générale observée à la fin du mois d’octobre dernier, n’avait pas pour seule revendication la question des retraites.
En outre, même si elles considèrent l’invitation du chef du gouvernement comme une manœuvre visant à scinder leurs revendications, lesdites centrales ont annoncé qu’elles assistaient à cette réunion tout en mettant en exergue qu’elles allaient profiter de l’occasion pour aborder tous les sujets contenus dans leurs cahiers revendicatifs.
Pourtant, la crise des caisses de retraite constitue une pomme de discorde entre les centrales syndicales et le gouvernement qui a engagé unilatéralement un processus de reforme sans concertation avec les représentants des fonctionnaires et des travailleurs. Le gouvernement avait par la suite soumis, en août dernier, deux projets de loi dans ce sens au Conseil économique, social et environnemental (CESE). Il s’agit du projet de loi n° 011.71 du 12 Kaâda 1391 (30 décembre 1971) sur le régime des pensions civiles, et du projet de loi n° 012.71 du 12 Kaâda 1391 (30 décembre 1971) fixant la limite d’âge de départ à la retraite des affiliés au régime des pensions civiles.  Le CESE avait donné son avis en recommandant de « relever l’âge de la retraite à 63 ans, à raison de 6 mois par an au cours des six prochaines années. Cette approche doit aussi donner la possibilité à ceux qui le souhaitent d’opter pour le départ à la retraite à l’âge de 65 ans en accompagnant cette mesure par l’introduction d’un échelon supplémentaire dans la grille de la Fonction publique, permettant aux affiliés d’améliorer la base de calcul de leurs pensions ». Mais les centrales syndicales avaient rétorqué que le seul cadre institutionnel à même de débattre et de résoudre le problème des caisses de retraite demeure le dialogue social. 

Mourad Tabet
Jeudi 13 Novembre 2014

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1.Posté par simo le 12/11/2014 20:32
nous comptons sur vous syndicats surtout à propos de la réforme du système de s retraites.

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