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​Les présidents de communes taclent Abdelaziz Rebbah

Le ministère de l’Equipement est seul responsable du retard accusé dans la réalisation des routes rurales




​Les présidents de communes taclent Abdelaziz Rebbah
Qu’en est-il du deuxième Programme national des routes rurales (PNRR2)? Il accuse beaucoup de retard par rapport à l'échéancier et la date d'achèvement, a fait savoir Abdelaziz Rebbah, ministre de l'Equipement, des Transports et de la Logistique, mardi dernier au Parlement. Motif : les collectivités locales n’ont pas honoré leurs engagements financiers estimés à 900 millions de DH. 
«Archifaux», répondent plusieurs présidents de communes qui estiment qu’au niveau des responsabilités, il faut regarder plutôt du côté du ministère de l’Equipement que du côté des communes rurales. Pour eux, leurs contributions financières entérinées dans le cadre de conventions signées entre les régions et provinces et le ministère de l’Equipement, et des conventions spécifiques signées entre les directions provinciales et les communes rurales concernées, ont été presque toutes honorées. 
Un respect des engagements à l’opposé du ministère de tutelle qui ne semble pas respecter à la lettre sa part du contrat. Preuves à l’appui, les présidents de communes citent l’exemple de la province de Driwech où sur les 14 projets de routes censées être mises en œuvre, seules neuf ont été mises en place et cinq sont dans l’attente alors que les contributions financières de ces communes ont été mobilisées depuis 2009. L’exemple de la route entre El Jadida et Jorf Lasfar est également édifiant puisque le ministère tarde encore à octroyer  ses contributions estimées à 40%. Une situation identique à celle qu’endurent les routes n° 1.800 et 1.803 à Tata qui attendent toujours que le ministère remplisse sa part du contrat estimée à 50%. Pis, le conseil de la commune a reçu dernièrement une lettre de la part du département de Rebbah l’informant que ce dernier compte revoir la convention les liant. 
Pour plusieurs présidents de communes rurales, cette situation est due au fait que le PNRR2 a été conçu sans consultations préalables des communes concernées et sans la prise en compte de plusieurs collectivités locales qui n’ont pas de moyens financiers pour assurer leur part. Une situation qui risque de s’aggraver davantage d’autant plus que le ministère compte  lancer avec son homologue de l’Intérieur un troisième PNRR à partir de 2016.
A rappeler que le deuxième Programme national de routes rurales (PNRR2) a été défini par le gouvernement Abbas El Fassi afin de porter le désenclavement de la population rurale à 80% à l’horizon 2015.  Ce programme est constitué de 15.560 km de routes rurales réparties en 65% de pistes revêtues et 35% de pistes en terre, à réaliser en deux phases : 2005-2010 et 2010-2015.
La DRCR a réalisé un inventaire des routes rurales dans tout le pays en 2002 en vue de préparer le deuxième programme, le PNRR2. L'inventaire a couvert 48.200 km de routes et pistes rurales dont 24.685 km appartenant au réseau classé de l’Etat (routes nationales, régionales et provinciales). Il a abouti à retenir un programme optimal de 15.560 km de routes dont 598 km de routes nationales, 503 km de routes régionales, 7.650 km de routes provinciales et 6.808 km de routes non classées. 9.742 km de routes rurales sont proposées pour des travaux d’aménagement en pistes revêtues, et 5.818 km pour des aménagements en pistes en terre. 

Hassan Bentaleb
Vendredi 12 Juin 2015

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1.Posté par Justice le 12/06/2015 11:18
Affaire route rurale Tagant-Lakhssas.

cette route rurale de 27 km créer entre tagant (province de guelmim) et Lakssas, marqué par une multitude de malfaçons (poteaux électriques au milieu de la route, virage en L, ponts dangereux et inachevés, ainsi que utilisation de ciments sur certaines parties de la route resté à l'état de piste).Ainsi cette route malgré son coup (30 millions de dirhams soit 1 million de dirham le km) est l'illustration du détournements de deniers publiques par les élus(un élu à même fait passé la route devant l'un de ses palais en pleine campagne), les entreprises de travaux publiques, ainsi que le silence complice de l'administration.

Pourquoi n'y a t'il jamais d'initiative de la justice dans ce type d'affaire? Pourquoi continue-t-on a permettre à des malfrats et à des indignes de voler le pays? Le gouvernement doit engager des poursuites dans cette affaire.

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