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​Les pannes se suivent et se ressemblent au ministère de l’Education nationale

Le système de gestion Massar de déboires en déboires




​Les pannes se suivent et se ressemblent  au ministère de l’Education nationale
Qui n’a pas entendu parler du système de gestion scolaire Massar lancé en avril 2013 par le ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle ?
Lorsque l’idée avait fait surface pour la première fois, tout le monde avait qualifié le pari d’intéressant certes, mais difficile à appliquer au Maroc.
Pour rappel,  Massar est un programme informatique  permettant aux élèves d’avoir accès  à leurs notes, absences, orientations, emplois du temps et dates des contrôles continus et à leurs parents de suivre l’évolution scolaire de leur progéniture de manière plus accessible.
Dès sa mise en œuvre, ce système a suscité la colère du corps enseignant et des élèves à la fois. Cette levée de boucliers était due à un manque de communication et à une approche pédagogique adéquate.
Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts sans que les choses se soient pour autant réglées.
A titre d’exemple, ce n’est qu’avant-hier que les préposés du Centre d’orientation pédagogique sis au  boulevard Ghandi de Casablanca, ont eu l’heur d’assister à une conférence du responsable de ce système au niveau du Grand Casablanca destinée à mieux les éclairer sur la manipulation de l’outil en question. Pire, pourquoi retrouve-t- on toujours, en ce début du nouveau siècle  autant d’enseignants et d’orientateurs qui galèrent avec l’outil informatique? Si le programme a été lancé il y a deux ans, et que les formations sont toujours en cours alors que les résultats devraient être palpables depuis des mois déjà, cela ne nous donnerait-il pas un aperçu sur la gestion de certains dossiers au sein de nos ministères? 
S’ajoute à cela un déficit très prononcé au niveau des équipements informatiques,  un serveur sous-dimensionné par rapport aux besoins et qui «bugger» la plupart du temps, et le reste à l’encan.
Résultat :  un stress permanent du corps enseignant qui est contraint de se connecter à des heures impossibles afin d’avoir accès à cette interface censée l’aider à gérer plus facilement sa notation. 
De ce fait, il est fort difficile d’avoir la main à Massar, tellement ce système est lent. Il tombe même parfois en panne, entraînant avec lui le portail du MEN comme cela s’est passé mercredi dernier entre 8 et 10 heures.
 De fait, toutes ces pannes sont symptomatique de la panne générale qui paralyse notre système d’enseignement depuis belle lurette.
Et vogue la galère… 

Amina Aboulasse.
Vendredi 24 Avril 2015

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