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​Les négociations sur le nucléaire prolongées pour 7 mois

Les médias iraniens divisés




​Les négociations sur le nucléaire  prolongées pour 7 mois
L'Iran et les grandes puissances ont peut-être laissé passer leur meilleure chance de résoudre le dossier nucléaire iranien, mais n'ont pas d'autre choix que de continuer à négocier, estiment les analystes au lendemain de l'échec de nouvelles discussions à Vienne.
 Des mois de discussions, conclus par sept jours de tractations ininterrompues en Autriche, n'ont accouché lundi, à la place de l'accord historique espéré, que d'une prolongation de sept mois du règlement conclu en novembre 2013 à Genève pour lancer la négociation.
Cet accord "intérimaire" a le mérite d'avoir stoppé l'escalade entre un Iran s'approchant toujours plus de la capacité à produire une bombe nucléaire, et des grandes puissances lui infligeant toujours plus de sanctions, sans compter le risque d'une action militaire israélienne ou américaine qui pourrait embraser tout le Proche-Orient.
 Mais la solution négociée il y a un an à Genève - un gel partiel des activités nucléaires iraniennes en échange d'un allègement limité des sanctions - n'est pas durable. Et rien n'assure que discuter jusqu'au 1er juillet 2015 permettra de faire mieux.
 "Ces négociations ne vont pas devenir plus facile simplement du fait que nous les avons prolongées", a admis lundi soir le secrétaire d'Etat américain John Kerry: "C'est dur. Cela l'était déjà, et cela va le rester. Mais ce n'est sûrement pas le moment de se lever et de partir."
 "Un départ de l'une des parties conduirait sans doute à un retour de l'escalade qui existait avant l'accord intérimaire. Cela serait catastrophique", approuve l'analyste Kelsey Davenport, de l'Arms Control Association. 
   La prolongation décidée à Vienne, qui est déjà la deuxième pour l'accord de Genève, risque toutefois de faire perdre patience aux sceptiques, en particulier à Téhéran et à Washington.
Les médias iraniens étaient divisés mardi sur la prolongation des négociations nucléaires avec les grandes puissances, les conservateurs dénonçant un "échec" et les modérés saluant au contraire une décision "réaliste".
 "Rien", titre le quotidien ultraconservateur Vatan Emrooz, au-dessus d'une demi-page blanche, symbole du résultat d'une semaine de tractations intensives à Vienne entre les négociateurs iraniens et ceux du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France, Chine, Allemagne). 
 La prolongation des discussions pour sept mois, jusqu'en juillet 2015, est une "technique de négociation" qui offre une couverture pour masquer "l'échec des discussions dû aux demandes excessives de l'Amérique", ajoute le quotidien.
 Pour la presse conservatrice, les Etats-Unis, ennemi historique de la République islamique, sont les premiers responsables du statu quo. "Leur stratégie était de ne pas parvenir à un accord (pour que) l'Iran en soit considéré comme responsable", écrit Siasate-Rooz. Téhéran, sans souhaiter cette prolongation, l'a "acceptée afin de ne pas donner d'excuse" à Washington.
 

AFP
Mercredi 26 Novembre 2014

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