Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

​Les jihadistes lancent de nouveaux assauts à Kobané et en Irak

Ankara annonce l'ouverture de sa frontière pour l’entrée de combattants kurdes à Kobané




​Les jihadistes lancent de nouveaux assauts à Kobané et en Irak
Les jihadistes ont lancé de nouvelles attaques dans la ville syrienne kurde de Kobané, en Syrie, et dans une région du nord de l'Irak également sous contrôle des forces kurdes, qui peinent à freiner leur avancée en dépit du soutien international.
A Kobané, à quelques kilomètres de la frontière turque, plusieurs frappes de la coalition menée par les Etats-Unis sont venues appuyer les troupes au sol dans la nuit, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. 
Après la nouvelle offensive lancée lundi soir par le groupe de l'Etat islamique (EI), des combats se poursuivaient mardi dans l'est de la ville, où s'est produite une explosion, vraisemblablement à la voiture piégée. La veille, les combats avaient fait 17 morts dans les rangs jihadistes et cinq du côté kurdes, selon un bilan de l'OSDH.Parallèlement, dans l'Irak voisin, les jihadistes ont poussé vers le nord et attaqué la ville de Qara Tapah, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière iranienne. Quelque 9.000 personnes ont fui, selon une source locale. 
Les premières frappes sur les positions irakiennes de l'EI le 8 août menées par la coalition commencent à montrer leurs limites face aux jihadistes, qui contrôlent l'immense majorité de la province occidentale d'Al-Anbar.
En attendant, la coalition multiplie les raids - plus de 140 uniquement à Kobané depuis fin septembre - et s'appuie sur les Kurdes, devenus ses meilleurs alliés dans la lutte contre l'EI. 
Lundi, pour la première fois, trois avions cargos C-130 américains ont largué des armes, des munitions et du matériel médical sur les positions des Unités de protection du peuple (YPG). 
La région autonome du Kurdistan irakien a également promis d'envoyer des hommes à Kobané. Pour faciliter l'arrivée de ces renforts, la Turquie a annoncé l'ouverture de sa frontière, une déclaration saluée par Washington, qui presse depuis des semaines Ankara d'agir sur le dossier syrien.
Ankara considère en outre le Parti de l'union démocratique (PYD), dont sont issus les combattants kurdes à Kobané, comme le pendant syrien du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène depuis 1984 en Turquie une guérilla à l'origine de 40.000 morts.
Parallèlement, à Téhéran, le président Hassan Rohani a reçu mardi le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi, arrivé dans la nuit en Iran pour discuter de la lutte contre les jihadistes. Extrêmement hostile aux sunnites de l'EI, l'Iran chiite s'est engagé très tôt aux côtés de l'Irak en y envoyant des armes et des conseillers militaires, selon des responsables iraniens et des peshmergas irakiens.  

AFP
Mercredi 22 Octobre 2014

Lu 330 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito












Mots Croisés