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​Les établissements financiers marocains victimes de cyberattaques

Dénommé “Carbanak”, le réseau a réussi à subtiliser 880 millions d’euros à plusieurs établissements financiers à travers le monde




​Les établissements financiers marocains victimes de cyberattaques
Un gang de cybercriminels dénommé « Carbanak » a volé environ 880 millions d’euros  en deux ans à plusieurs établissements financiers à travers le monde y compris le Maroc, selon Europa Press.
Ce réseau a été découvert par l’agence de sécurité russe Kaspersky, Interpol, Europol et les autorités de plusieurs pays.
Les attaques concernaient une trentaine de pays dont le Maroc, la France, la Russie, les Etats-Unis, l’Allemagne, la Chine, l’Ukraine, le Canada, Hong-Kong, Taïwan, la Roumanie, l’Espagne, la Norvège, l’Inde, le Royaume-Uni, la Pologne, le Pakistan, le Népal, l’Islande, l’Irlande, la République tchèque, la Suisse, le Brésil, la Bulgarie et l’Australie. Les experts estiment que la responsabilité de ces actes délictueux incombe à une bande de cybercriminels appartenant à la Russie, à l’Ukraine, à d’autres pays d’Europe, et à la Chine. 
D’après l’agence russe de sécurité, les opérations initiées par cette bande qui est toujours en activité, marque une nouvelle étape dans l’évolution de la  cybercriminalité qui  recourt aux techniques informatiques les plus sophistiquées pour braquer des banques.
Selon le laboratoire russe qui a découvert le pot-aux-roses, une centaine de banques ont été visées, dont  « au moins la moitié ont subi des pertes financières, la plupart des victimes  étant situées en Russie, aux Etats-Unis, en Allemagne, en Chine et en Ukraine », a souligné AFP.
Si certains signes suggèrent que l'origine des attaques se situe en Chine,  la société met en garde contre de possibles indices distillés sciemment afin de  tromper les services de sécurité. Les victimes sont en majorité russes.
Alors que les attaques informatiques sont perpétrées de manière croissante à  des fins géopolitiques, « la motivation des attaquants (...) semble être le gain  financier plutôt que l'espionnage », selon un rapport de Kaspersky. Ses auteurs soulignent  que les cybercriminels sont « clairement très familiers des logiciels et  des réseaux de services financiers ».
Ces hackers utilisent un programme baptisé « Carbanak » pour piéger les employés  des banques au moyen de pièces jointes et de « phishing » (hameçonnage). Ils parviennent ainsi à accéder à leurs réseaux et, partant, aux opérations de transferts d'argent, aux distributeurs de  billets de banque et aux comptes bancaires. Les cybercriminels procèdent alors directement à des transferts vers  des comptes qu’ils contrôlent ou font des retraits à partir de distributeurs  ciblés. Leur mode opératoire va jusqu'à enregistrer des images des systèmes de  vidéosurveillance  des activités des employés visés. 

M.M
Mercredi 18 Février 2015

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