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​Le sort de la Grèce se joue dans la dernière ligne droite des négociations

Les nouvelles propositions de réformes et d'économies budgétaires vues comme une bonne base par Bruxelles




​Le sort de la Grèce se joue dans la  dernière ligne droite des négociations
Les négociations entre la Grèce et ses créanciers, UE et FMI, entraient dans leur dernière ligne droite lundi à Bruxelles pour éviter un défaut de paiement au pays, avec une série de réunions marathon, sur fond d'optimisme prudent. 
Après cinq mois de négociations dans l'impasse, les principaux acteurs de la crise grecque se retrouvent pour deux réunions, l'une des ministres des Finances de la zone euro, qui sera suivie par un sommet de la zone euro en début de soirée.
La Grèce est à dix jours d'échéances financières cruciales qu'Athènes n'a plus les moyens d'honorer. Un défaut de paiement risquerait d'entraîner l'éjection du pays hors de la zone euro, une éventualité que tous les participants disent vouloir éviter.
Cette crise a déjà été l'occasion de maintes réunions présentées comme très importantes, mais "cette fois c'est décisif", a-t-il insisté, disant croire en un accord dès hier.
Un optimisme partagé par les Bourses européennes qui bondissaient lundi: vers 09H30 GMT, Paris prenait 2,97%, Francfort 3,14% et Londres 1,24%. La Bourse d'Athènes s'envolait de plus de 7,34%.
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s'est lui montré plus prudent, disant ne pas être sûr qu'il y aurait un accord à cette date. "Des progrès ont été faits ces derniers jours, mais nous n'y sommes pas encore. Je ne sais pas si nous aurons un accord aujourd'hui" (lundi), a-t-il déclaré, en accueillant à Bruxelles le Premier ministre grec, Alexis Tsipras.
Dans la nuit de dimanche à lundi, Athènes a fait parvenir de nouvelles propositions de réformes et d'économies budgétaires, vues à Bruxelles comme "une bonne base".
En allemand, sa langue maternelle, l'homme de l'ombre de la Commission a toutefois évoqué "un accouchement au forceps".
Ces propositions, dont le contenu n'a pas été révélé, "vont dans le bon sens, elles peuvent permettre une base d'accord, cela veut dire qu'il y a encore de quoi discuter", a renchéri Moscovici.
D'un accord sur les réformes et les mesures budgétaires que la Grèce doit entreprendre dépend le déboursement d'une tranche de prêts de 7,2 milliards d'euros, en suspens depuis des mois et dont Athènes a cruellement besoin.
Le pays, à court d'argent, risque de ne pouvoir honorer le 30 juin un remboursement de quelque 1,5 milliard d'euros au FMI. Dans pareil cas, il sera en défaut de paiement, et la BCE risque de couper les financements d'urgence pour ses banques.
Une réunion des ministres des Finances de la zone euro était prévue lundi  et devait être suivie dans la soirée d'un sommet réunissant les 19 dirigeants de la région, la patronne du FMI, Christine Lagarde, le président de la BCE, Mario Draghi, et le chef de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem.

Mardi 23 Juin 2015

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