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​Le président de la Commission européenne fait une offre de la dernière chance à la Grèce

La zone euro en terrain inconnu si le non l'emporte




​Le président de la  Commission européenne fait une offre de la dernière chance à la Grèce
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a proposé une offre de la dernière chance à Athènes afin de tenter de parvenir à un accord "argent frais contre réforme" avant l'expiration ce mardi de l'actuel programme de renflouement, a-t-on appris mardi de sources proches de l'Union européenne et du gouvernement grec.
Dans ce cadre, le gouvernement d'Alexis Tsipras devrait s'engager par écrit à accepter la dernière version de la proposition des "institutions", celle rendue publique dimanche par la Commission, et à mener campagne pour les faire accepter lors du référendum prévu dimanche prochain.
S'il l'accepte, les ministres des Finances de la zone euro pourraient se réunir en urgence dans la journée de mardi et adopter une déclaration réaffirmant leur engagement pris en 2012 de discuter d'un réexamen de la dette grecque, que le gouvernement issu du parti de la gauche anti-austérité Syriza réclame depuis des mois.
Ce réexamen porterait sur un allongement des maturités des prêts (leur échéance), une réduction des taux d'intérêt et une prolongation du moratoire sur le paiement des intérêts des crédits débloqués par la zone euro et serait mis en oeuvre au mois d'octobre.
Mais aucun signe n'attestait tôt mardi matin que le Premier ministre grec, qui a appelé les électeurs à rejeter massivement ces propositions "humiliantes" et "insultantes" lors du référendum qu'il a fixé dimanche prochain, pourrait opérer ce revirement à 180 degrés.
Un responsable du gouvernement grec dit avoir écouté avec intérêt ce qui était proposé. Mais, a-t-il ajouté, "Alexis Tsipras votera 'non' dimanche".
L'offre de Juncker, précise-t-on de même source, est conditionnée à une lettre que Tsipras adresserait à Juncker, au président de l'Eurogroupe, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, à la chancelière allemande Angela Merkel et au président français François Hollande suffisamment tôt pour organiser ce nouvel Eurogroupe.
A défaut d'un accord, Athènes ne sera pas en mesure de rembourser 1,6 milliard d'euros dus au Fonds monétaire international d'ici ce mardi à minuit, heure de Washington (04h00 GMT). Un rejet des dernières propositions de ses créanciers lors du référendum à venir en Grèce ferait entrer la zone euro en terrain inconnu avec des risques surtout pour Athènes, a déclaré mardi Michel Sapin.
Interrogé sur France 2, le ministre français des Finances a estimé que la possibilité d'un défaut de la Grèce sur une échéance due au Fonds monétaire international ce mardi serait "sans grande conséquence", à l'inverse de la consultation annoncée par le Premier ministre grec Alexis Tsipras pour dimanche.
Michel Sapin a regretté que le gouvernement grec "recule au dernier moment" après les efforts déjà consentis "parce que nous étions prêts à l'accompagner, y compris à l'accompagner pour diminuer le poids de la dette". Il a encore déclaré que la place de la Grèce était toujours dans la zone euro.

Mercredi 1 Juillet 2015

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