Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

​Le plein succès de la grève fera-t-il entendre raison à Benkirane ?

Un taux de participation de plus de 80% tous secteurs confondus




Ce mercredi 24 février semble avoir été un jour férié. Toutes les activités et presque tous les secteurs ont été paralysés par  la grève générale nationale à laquelle l’UMT, la CDT, la FDT et l’UGTM ont appelé.
Selon un communiqué signé par ces quatre centrales syndicales en sus du SNESup, la grève a fait un tabac puisqu’il y a eu cessation d’activités partout à travers le Royaume. A preuve, le taux de participation a atteint 84.8 % dans toutes les villes et régions du Maroc. 
En effet, la paralysie a touché les secteurs industriel et de service, les administrations et les départements ministériels, l’enseignement aussi bien privé que public, les universités, les instituts supérieurs, les cités universitaires et les centres hospitaliers. La paralysie a également frappé les établissements de formation professionnelle ainsi que les administrations et les services relevant des collectivités territoriales à travers le Maroc.
Ont été également paralysés les secteurs vitaux et stratégiques aussi bien publics que privés tels que les banques et les assurances, la CNSS, les institutions et les directions des mutualités, les postes et télécommunications, l’énergie, le pétrole et le gaz, l’Office national de distribution de l’eau et de l’électricité, la Lydec, Redal, Amendis, le département de l’agriculture et la pêche maritime, les transports routier, aérien, maritime, ferroviaire, urbain et interurbain, etc.
Selon des sources concordantes, les fonctionnaires de certaines institutions constitutionnelles ont également fait grève. Il s’agit, entre autres, des fonctionnaires de la Cour des comptes, du CNDH et de la Chambre des conseillers.
Par ailleurs, les syndicats ont appelé les travailleurs de certains secteurs stratégiques à ne pas faire grève mais à porter des brassards rouges en guise de leur solidarité avec les grévistes. Tel a été le cas pour  le personnel  de la RAM, les contrôleurs aériens, les salariés qui travaillent dans les aéroports, ceux de la Société des autoroutes du Maroc et ceux qui travaillent dans les services d’urgence.  
D’après Abdelhamid Fatihi, secrétaire général de la FDT, la grève a  connu un franc succès puisque le taux de participation y a atteint plus de 84 %, tous secteurs confondus. Selon lui, elle a paralysé presque totalement l’activité au sein de la Fonction publique. La participation à cette grève a ainsi atteint des taux importants dans l’enseignement (90 %), la justice et la santé, urgences non comprises.
La paralysie a également touché des pans importants du secteur privé tels que le transport, la distribution de l’eau et de l’électricité, les banques, Barid Al Maghrib, etc.
Ce que confirme une source de l’UMT en précisant que la grève a paralysé tous les secteurs. D’après elle, le taux de participation a atteint 100 % au Tramway de Casablanca et à l’OFPPT, 90 % au sein du département de l’Equipement, du Transport et de la Logistique et celui de la Jeunesse et des Sports ainsi que dans le secteur du transport urbain. Il  s’est élevé à 80 % au ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, alors que le taux de participation à la grève au sein de l’ONCF a atteint 75 %. Dans le secteur de la santé, ce taux  a oscillé entre 50 et 90 % selon les provinces et régions, étant entendu que les services d’urgence n’ont pas pris part à ce débrayage à la demande des quatre centrales syndicales. Quant au port de Casablanca, il a été totalement paralysé, selon la même source.
Cette grève, rappelle-t-on, intervient après l’échec de tous les appels lancés par les centrales syndicales au gouvernement en vue d’engager des négociations dans le cadre du dialogue social sur l’ensemble des revendications des salariés et des fonctionnaires. Mais tous ces appels ont capoté du fait de l’intransigeance du chef du gouvernement et de sa volonté chevillée au corps de faire cavalier seul, en faisant fi des revendications des partenaires sociaux.
Ce mouvement de protestation a été soutenu par des syndicats nationaux et internationaux. En plus du SNESup et du Syndicat national des commerçants et professionnels (SNCP), le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a, lui aussi apporté son soutien au mouvement. Cette grève a été préalablement relayée et soutenue par nombre de confédérations syndicales internationales comme l’Union internationale des syndicats dont le nombre d’adhérents atteint les 180 millions personnes, l’Union internationale des travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture, de l’hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes, l’IndustriALL Global Union, la Confédération syndicale des commissions ouvrières (syndicat espagnol) et la puissante Confédération allemande des syndicats DGB. 


 

T. Mourad
Jeudi 25 Février 2016

Lu 938 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito









Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs