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​Le lobby espagnol poursuit sa croisade contre les tomates marocaines




​Le lobby espagnol poursuit sa croisade contre les tomates marocaines
Le parti  «Union, progrès et démocratie» (connu sous le sigle espagnol UPyD), a exhorté, il y a quelques jours, le Congrès des députés (la Chambre basse du Parlement) d’augmenter les prix d’entrée des tomates marocaines en Espagne.  Selon des médias ibériques, le porte-parole de ce parti minoritaire au Congrès a présenté une proposition non législative dans laquelle il exhortait le Parlement à revoir à la hausse les prix d’entrée des produits agricoles marocains, surtout les tomates, à l’UE, et ce « pour mettre fin aux pertes causées à l’agriculture espagnole par ces importations ».
« Il est nécessaire de réclamer un renforcement du contrôle des importations des tomates marocaines et de plaider devant les institutions communautaires en faveur du changement des normes légales et d’une meilleure vigilance aux frontières pour éviter qu’il y ait violation de ces accords» par Rabat, a affirmé Francisco Fernández, le candidat à la mairie de « El Ejido » au nom de l’UPyD dans l’intention de gagner la sympathie des agriculteurs de cette région agricole.
Il a ajouté que « le Maroc s’est transformé en notre principal concurrent et il est le pays qui a le plus porté préjudice à nos agriculteurs en violant à plusieurs occasions les quotas d’entrée et les prix, ce qui a provoqué la chute des prix et de la vente de nos produits ». Et d’ajouter : « Nous avons toujours au sein de l’UPyD dénoncé la situation de la main-d’œuvre marocaine qui travaille dans des conditions d’esclavage, sans sécurité sociale et sans respect des normes élémentaires en matière de prévention des risques du travail ».
Cette proposition a été soutenue par tous les partis représentés au Congrès des députés espagnols. Pour cette raison, ce député s’est félicité de cet appui à sa proposition, qui «aura des conséquences positives pour les agriculteurs d’Almeria, étant donné que le Congrès des députés va l’approuver».
En 2014, la Commission européenne avait décidé d’imposer aux tomates marocaines des quotas d’entrée sur les marchés de l’UE. 
Mécontentes de cette décision, les autorités marocaines avaient suspendu la signature de l’accord de pêche avec l’Union européenne qui devait remplacer l’ancien accord ayant pris fin en 2011. La Commission européenne a été contrainte de trouver un compromis à propos des tomates marocaines.
A noter que la Commission européenne avait rejeté catégoriquement  à la fin de 2014 les allégations de Coldiretti, le lobby des agriculteurs italiens, qui avait accusé le Maroc d’exporter vers l’Italie non seulement de grandes quantités de tomates mais des fruits traités avec des pesticides dont l’utilisation est interdite en Europe.   

M.T
Samedi 9 Mai 2015

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