Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

​Le droit à la communication au cœur des débats à Marrakech

Forum mondial des droits de l’Homme




​Le droit à la communication  au cœur des débats à Marrakech
«Le droit à la communication pour tous» est le thème du forum thématique qui aura lieu, le 29 novembre à Marrakech, dans le cadre du Forum mondial des droits de l’Homme. Initié sous le thème: "Les médias alternatifs et communautaires : un levier structurant pour la démocratie et la citoyenneté", ce Forum est porté par un ensemble d’ONG internationales dont l’Association mondiale des radios communautaires (AMARC), le FMAS/Portail de la société civile Maghreb-Machrek «E-joussour» (Maroc), le Syndicat tunisien des Radios libres (Tunisie), l’Institut Panos de l’Afrique de l’Ouest (Sénégal), Ciranda, Intervoces (Brésil), Ritimo (France), UPP, COSPE, Yabasta (Italie), Centre Andalus (Egypte), Radio Dahria (Palestine), Amman Net (Jordanie), Femmes en communication (Algérie) et Opinion internationale, entre autres.
Dans la plate-forme de ce Forum, il y a lieu de lire que cette thématique est dictée notamment par sa place en tête des revendications et manifestations de masse pour le changement et la consécration des droits humains, universellement reconnus, particulièrement dans les sociétés du Sud. Ce droit, qui élargit et redimensionne le «droit à l’information» porté par l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, est au cœur de toutes les formes de mobilisation sociale et politique qui animent la scène publique.
La même source souligne que les jeunes, les femmes et les groupes minoritaires ou marginalisés revendiquent ce droit, en s’appropriant divers moyens et outils de communication que permettent médias traditionnels et nouveaux. La revendication de ce droit moderne procède fondamentalement du droit de tout citoyen à l’information, qui est le centre de gravité autour duquel peut se déployer et se développer une réelle «communication par tous et pour tous ».
Et de renchérir qu’une telle démocratisation de la communication, sans laquelle nulle démocratie ne peut prétendre ni à la crédibilité nécessaire ni à la pérennité indispensable, suppose avant tout une appropriation par quiconque le désire -au sein d’une société- de tout moyen d’information et de communication. Ainsi, les communautés, les groupes, les associations sont les acteurs à même de réaliser et de garantir une telle appropriation des médias et des TIC, appropriation sans laquelle ni le « droit à l’information », ni le « droit à la communication » (participative) ne peuvent être réellement mis en œuvre et servir effectivement l’ancrage de la démocratie dans les sociétés qui y aspirent, comme le font de plus en plus de nos jours, les sociétés du Sud. C’est la raison pour laquelle nombre de militants des médias alternatifs, communautaires et associatifs, se sont constitués en réseaux pour mener une stratégie de lutte, de plaidoyer, de formation, de coordination, de solidarité agissante, de réseautage et d’échange de compétences et de contenus, pour faire avancer leur cause dans le monde. La cause de l’information et de la communication citoyennes, telles que la produisent les militants alternatifs, associatifs et communautaires. 

I.N
Mercredi 26 Novembre 2014

Lu 155 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










Mots Croisés