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​Le dialogue social toujours au ras des pâquerettes

Le gouvernement s’obstine à ne vouloir discuter que de la seule réforme du régime des pensions civiles




​Le dialogue social toujours au ras des pâquerettes
Le dialogue social entre le gouvernement et les centrales syndicales semble tourner en rond.
Les dirigeants de la FDT et de l’UGTM ont été surpris par le fait que l’ordre du jour de la rencontre tenue avant-hier avec le gouvernement (représenté par Mohamed Boussaïd, ministre de l'Economie et des Finances, Idriss Azami Al Idrissi, ministre délégué chargé du Budget et Mohamed Moubdi, ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration) n’ait porté que sur un seul point, à savoir la réforme du régime des pensions civiles. 
Selon Abdelhamid Fatihi, secrétaire général de la FDT, les centrales syndicales ont exprimé leur refus d’aborder cette question en la séparant de la problématique de la réforme des régimes de retraite dans sa globalité. « Nos revendications doivent être discutées comme un tout et ne doivent pas être scindées comme le gouvernement Benkirane le fait maintenant», a-t-il martelé dans une déclaration à Libé.
Mohamed Kafi Cherrat, secrétaire général de l’UGTM, est sur la même longueur d’onde. « Nous avons noté que le gouvernement veut, coûte que coûte, faire passer la réforme du régime des pensions civiles arguant que c’est une question urgente. Mais nous, avec notre allié la FDT, nous avons refusé la méthodologie du gouvernement dans le traitement d’un tel dossier ».
Les deux centrales syndicales ne s’opposent pas au principe de débattre de la réforme des régimes de retraite, mais elles tiennent à ce que cette problématique soit séparée des principales revendications visant  l’amélioration de la situation des salariés et des fonctionnaires pour leur permettre de mener une vie digne et de pouvoir faire face au renchérissement du coût de la vie.  
Prévue pour le début de la semaine prochaine, une rencontre entre ces deux centrales et le gouvernement, devrait être «une occasion pour tester la volonté et le sérieux de l’Exécutif. On va voir si la discussion portera sur la totalité de nos revendications ou bien s’il va continuer à tergiverser pour gagner du temps », a affirmé Abdelhamid Fatihi. Et de conclure « Si le dialogue échoue, on va réunir nos instances décisionnelles pour prendre les mesures adéquates ». 

Mourad Tabet
Jeudi 26 Février 2015

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