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​Le Pakistan s’attaque aux prêches haineux

L’ imam Qari Abou Bakr condamné à cinq ans de prison




​Le Pakistan  s’attaque aux prêches haineux
Un tribunal pakistanais a condamné à cinq ans de prison un imam pour "prêche haineux" envers la minorité musulmane chiite, ont indiqué mercredi des responsables, une rare réprobation par la justice du fondamentalisme religieux qui ronge une partie du pays.
Le mollah Qari Abou Bakr avait été arrêté en février dernier dans le district de Kasur, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Lahore (est), après avoir prononcé un sermon au vitriol contre les chiites, qui forment 20% de la population du Pakistan, pays majoritairement sunnite de près de 200 millions d'habitants. Mardi, "un juge d'un tribunal antiterroriste a condamné cet imam à cinq ans de prison pour un prêche haineux", a déclaré à l'AFP un procureur qui a requis l'anonymat. "L'imam a été reconnu coupable d'avoir incité à la haine envers les chiites et d'avoir dit dans son sermon que les chiites étaient des infidèles", a ajouté ce responsable.
Cette sentence intervient une semaine après que des hommes armés aient froidement abattu une quarantaine de chiites circulant dans un autobus local à Karachi (sud). L'attaque a été revendiquée par le groupe Etat Islamique (EI), une première dans la région Pakistan/Afghanistan pour cette organisation extrémiste implantée en Irak et en Syrie. Au cours des dernières années, les attaques se sont multipliées au Pakistan, qui abrite la deuxième plus importante communauté chiite du monde après l'Iran, contre des membres de cette minorité musulmane, accusée par les extrémistes sunnites d'incarner un courant "déviant" par rapport à une supposée orthodoxie musulmane.
Dans la foulée du carnage taliban dans une école de Peshawar, qui a fait 154 morts en décembre, les autorités pakistanaises ont mis sur pied un "Plan d'action national" contre le terrorisme, commencé à cibler des leaders religieux soupçonnés de propager la haine et repris les exécutions de condamnés à mort.
Le ministre de l'Information Pervaiz Rasheed a récemment été au coeur d'une vive polémique pour avoir affirmé que certaines écoles coraniques du pays faisaient la promotion du "terrorisme" et de "l'ignorance", une déclaration qui lui a valu des menaces de certains radicaux.

Jeudi 21 Mai 2015

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