Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

​Le Maroc préside les travaux du Congrès arabe de lutte contre la drogue

Intervention du commissaire de police Abderrahim Habib devant les Assises de Tunis




​Le Maroc préside les travaux  du Congrès arabe de lutte contre la drogue
Les travaux du 28ème Congrès des responsables des organismes arabes en charge de la lutte contre la drogue se sont ouverts, mercredi à Tunis, sous la présidence du Maroc.
S'exprimant à l'ouverture de ce congrès, le secrétaire général du Conseil des ministres arabes de l'Intérieur, Mohamed Ben Ali Koman, a indiqué que la tenue de cette réunion intervient «dans une conjoncture arabe et internationale délicate» marquée par «l'instabilité dans certaines régions, la montée en puissance du terrorisme, de la violence et de l'extrémisme, ainsi que la prolifération des pratiques de contrebande et d'immigration clandestine». 
Il s'agit donc de «défis sécuritaires pressants à relever par les pays arabes», a-t-il prévenu, notant que des efforts sécuritaires importants sont déployés dans la région arabe pour faire face aux menaces terroristes qui mettent en péril l'existence des Etats et leur stabilité, ainsi que la vie et les acquis de leurs citoyens. 
M. Koman a fait état d'une coopération sans précédent entre les différents groupes du crime organisé. Les liens établis entre le trafic de drogue, les organisations terroristes et les réseaux d'émigration clandestine sont devenus plus étroits au cours des dernières années, a-t-il dit, ajoutant que les groupes terroristes utilisent les revenus des diverses activités criminelles pour financer leurs actes.
A cet égard, il a plaidé pour davantage d'efforts pour le renforcement de la coopération avec les citoyens et les acteurs de la société civile concernés par la lutte contre ce fléau et l'addiction.
Pour sa part, le président du Congrès, Abderrahim Habib, commissaire de police marocain, a souligné que les défis auxquels fait face la région arabe au cours des dernières années ont conduit à une détérioration de la situation sécuritaire «dans certains pays frères, provoquant une non-maitrise des frontières». 
Cette situation a profité «aux organisations criminelles transfrontalières, dont les réseaux de trafic de drogue et de psychotropes, qui sont connues pour le développement de leurs modus operandi et leur adaptation aux changements en cours». 
A ce propos, il a appelé à promouvoir la coopération et la coordination entre les organismes de tutelle dans le but de conjuguer les efforts communs dans le cadre d'une stratégie complémentaire loin de toute considération politique.
Cette stratégie, a-t-il expliqué, doit prendre en compte «la responsabilité collective de tous les Etats dans la lutte contre ce fléau», soulignant que la coopération entre les pays arabes est susceptible de mettre fin au trafic des stupéfiants, au blanchiment d'argent et au financement du terrorisme. 
Les participants à ce congrès devraient examiner les développements internationaux en matière de stupéfiants et leur impact sur la région arabe, ainsi que les effets de l'instabilité en cours dans certains pays arabes sur la propagation des stupéfiants, outre les résultats des rencontres arabes et mondiales en la matière (2013-2014).
S'y ajoutent notamment la discussion d'une étude analytique sur l'usage illégale des psychotropes dans la région et une étude comparative des affaires de la drogue dans les pays arabes. 
La création de deux prix annuels en matière de lutte contre la drogue et la présentation des plans d'action des Etats membres et leurs expériences dans ce domaine figurent également à l'ordre du jour de ce rendez-vous.
En marge de ce congrès, trois groupes de travail sont chargés de renforcer la coopération entre les pays arabes afin de lutter contre le trafic de drogue transfrontalier. Les recommandations adoptées seront soumises à la prochaine réunion du Conseil des ministres arabes de l'Intérieur pour adoption.
Prennent part notamment à ce congrès des délégations représentant les ministères arabes de l'Intérieur, des représentants de la Ligue arabe, d'Interpol, de l'Université arabe Nayef des sciences sécuritaires ainsi que de l'Office de Nations unies contre la drogue et le crime. 

Vendredi 31 Octobre 2014

Lu 133 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito












Mots Croisés