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​Le Canada durcit sa réglementation migratoire

Les Marocains redoutent de nouvelles restrictions




​Le Canada durcit sa réglementation migratoire
Le Québec compte revoir de fond en comble sa politique de migration. Il prévoit de réviser les critères de sélection, d’accueil et d’intégration des étrangers au marché du travail. Une révision qui sera suivie de près par des milliers de Marocains qui représentent avec les Algériens 21% des étrangers installés au Québec entre 2009 et 2013. Ces derniers redoutent de nouvelles règles plus restrictives pour la sélection des immigrants dans la catégorie des travailleurs qualifiés comme c’était le cas en août 2013.  
Des inquiétudes qui semblent fondées puisque Kathleen Weil, ministre de l’Immigration, a déclaré que l'accent sera mis sur la manière de trouver une meilleure adéquation entre le recrutement des immigrants et les besoins de main-d’œuvre. L’objectif visé est de dénicher les candidats ayant le bon profil pour occuper les emplois vacants comme c’est le cas en vigueur à Ottawa. Ainsi, les employeurs seront invités à préciser de façon plus pointue leurs besoins en main-d’œuvre et définir le profil du travailleur qualifié idéal à attirer, secteur par secteur, région par région. 
Et les ordres professionnels seront conviés à mieux considérer les diplômes acquis à l'étranger. « Cela semble d'autant plus important à une époque où la recherche d'immigrants qualifiés est «beaucoup plus compétitive» que par le passé », a précisé la ministre. 
Des réformes qui s’inscriront dans le sillage de celles entreprises l’an dernier par le gouvernement fédéral visant à changer de modèle de sélection des immigrants. Désormais,  ce modèle est axé  essentiellement sur les emplois disponibles au Canada et chaque candidat doit produire une «déclaration d'intérêt» révélant ses aptitudes à répondre aux attentes des employeurs. L’objectif : lutter contre le chômage chez les immigrants, car on enregistre un taux  plus élevé que dans la population en général. En 2013, au Québec, ce taux chez les nouveaux arrivants était de 11,6 %, soit quatre points plus élevé que dans la population en général. Pourtant, la majorité d'entre eux sont très scolarisés: 
57 % comptent au moins 14 années d'études.
Les volumes et les bassins démographiques seront également sujets de débat. Une consultation plus spécifique sur deux aspects délicats du dossier sera lancée afin de déterminer le nombre d'immigrants qu'on souhaite accueillir chaque année et leur provenance. Chaque année, entre 50.000 et 55.000 étrangers s'installent au Québec. De 2001 à 2011, la proportion d'immigrants est passée de 9,9% à 12,6%. L'Afrique, particulièrement les pays du Maghreb, constitue le principal bassin de recrutement. De 2009 à 2013, un immigrant sur cinq provenait du Maroc ou de l'Algérie. Des chiffres qualifiés de trop par le gouvernement qui compte ramener  le seuil d’accueil  entre 48.500 et un maximum de 51.500 personnes. A rappeler que  le gouvernement libéral avait déjà fait passer de 37% à 31% la proportion des candidats admis en provenance de l'Afrique, principalement du Maroc et de l'Algérie. Un taux qui aura été également maintenu  par le gouvernement péquiste.
Des restrictions qui feront certainement le bonheur de plusieurs voix québécoises qui ne cessent de demander moins d’immigrants pour garantir une meilleure intégration pour ceux qui sont déjà installés sur le territoire québécois.  Elles estiment que «le rêve nord-américain» a atteint ses limites et que ce modèle n’a pas eu le succès escompté.  

Hassan Bentaleb
Jeudi 5 Février 2015

Lu 552 fois


1.Posté par jawad le 05/02/2015 16:45
Moins d'immigrands pour le Canada mais ce pays n'hésite pas à haspirer toute la matière grise qualifiée du Maghrèb dont il a besoin au grand dame des pays concernés qui voient par ces mesures leur développement économique mis à mal. Le Maroc doit arrêter d'avoir une vision à courte terme grâce aux " subventions économiques " générée avec l'argent envoyé par les MRE. Le Maroc doit avoir une réelle économie intérieure qui ne peut se construire qu'en gardant ses cerveaux et en encouragent la création d'entreprises. A ce titre la création d'une école d'ingénieure centrale au Maroc est une fausse bonne idée. La majorité des élèves diplômés feront comme ceux de l'école polytechnique , une foix leur diplôme en poche ils quitteront le Maroc pour la majorité d'entre eux de manière définitive et feront bénéficier leurs compétences à d'autres pays. Cela est d'autant plus vrai que les entreprises françaises en relation avec le réseau écoles d'ingénieures centrales ne manqueront pas de démarcher les jeunes diplômés marocains. Nôtre pays devient un sous traitant de matière grise. Une solution qui allie à la foix besoins économiques et justice sociale consisterait à payer les frais de scolarités en école d'ingénieure à des bacheliers méritant mais dont les ressources financières sont très maigres et en échange d'un engagement à travailler au Maroc pour le compte du secteur public ou privé durant une certain nombres d'années afin que le pâys récupère aussi son investissement.: bref un deal gagnant gagnant. En France ce système est déjà adopté dans les hopitaux qui prennent en change la formation des inférmières dont ils ont grandement besoin.

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