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​Le Burundi dénonce une "activité diplomatique en cours"

Un deuxième sommet de l’EAC sur la crise politique se tiendra le 31 mai à Dar es Salam




​Le Burundi  dénonce une "activité  diplomatique en cours"
Les autorités burundaises, sous pression de la communauté internationale pour résoudre la crise liée à la candidature contestée du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, ont dénoncé mardi des efforts diplomatiques visant à "saper" ses institutions et tracé "une ligne rouge" autour des questions liées à sa Constitution. 
Cette déclaration intervient un mois jour pour jour après le début des manifestations, émaillées de violences, dans la capitale burundaise, pour protester contre la candidature du président Nkurunziza (au pouvoir depuis 2005) à la présidentielle du 26 juin.
Tout en disant "apprécier les conseils de tous ceux qui sont préoccupés par la situation", le gouvernement avertit que "certaines questions qui touchent à la souveraineté, à la constitutionnalité et à la primauté du droit qui régit la République de Burundi ne peuvent être sujet à débat", une référence implicite au possible troisième mandat du président Nkurunziza.
Ce dernier a estimé que "certaines délégations d'envoyés spéciaux et des comités d'éminentes personnalités dépêchées par la communauté internationale pour aider à trouver des solutions à la crise actuelle débarquent au Burundi avec des idées et des recommandations préconçues sans se donner la peine de vérifier les faits sur le terrain".
La désignation par le parti présidentiel CNDD-FDD de Nkurunziza pour être son candidat à la présidentielle du 26 juin au Burundi, a déclenché un mouvement de contestation, émaillé de violences qui ont fait une vingtaine de morts en un mois. Nkurunziza a par ailleurs déjoué une tentative de coup d'Etat militaire les 13 et 14 mai.
Les adversaires d'un troisième mandat estiment que celui-ci est inconstitutionnel. La Cour constitutionnelle - acquise au pouvoir selon les anti-troisième mandat - a donné raison aux partisans du chef de l'Etat en estimant qu'il pouvait se représenter.
Les deux camps sont arc-boutés sur leurs positions et les efforts diplomatiques, menés notamment sous l'égide de l'ONU, n'ont pour l'heure pas connu d'avancées. 
Par ailleurs les dirigeants des pays de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) se réuniront dimanche en Tanzanie pour un deuxième sommet sur la crise politique déclenchée après l'annonce de la candidature du président burundais Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, a annoncé mardi l'EAC.
"Le sommet se tiendra le 31 mai à Dar es Salam", capitale économique tanzanienne, a déclaré Othieno Owora, du secrétariat de l'EAC. "Tous les chefs d'Etat vont venir", a-t-il ajouté.
L'EAC réunit la Tanzanie, le Burundi, le Kenya, l'Ouganda et le Rwanda.
Le précédent sommet avait déjà été organisé à Dar es Salaam. Des généraux burundais avaient profité de l'absence du pays du président Nkurunziza pour annoncer le 13 mai un coup d'Etat, qui avaient échoué deux jours plus tard.

Mercredi 27 Mai 2015

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