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​La zone euro demande encore "des efforts" à une Grèce à court d'argent

Les plus remontés contre Athènes ne craignent pas la perspective d’un référendum




​La zone euro demande  encore "des efforts" à une Grèce à court d'argent
La Grèce a déclenché lundi la procédure pour rembourser 750 millions d'euros au FMI, alors que ses partenaires de la zone euro lui ont une nouvelle fois demandé "plus d'efforts" pour avancer vers un accord sur la reprise de son financement.
L'ordre de paiement a été donné à l'agence de la dette grecque et le paiement devait être effectif mardi. A court d'argent en raison de longues tractations avec ses créanciers, UE et FMI, sur la poursuite de l'aide internationale au pays, le gouvernement grec a assuré à plusieurs reprises qu'il continuerait "d'honorer ses obligations à la fois à l'étranger et à l'intérieur".
Mais Athènes se retrouvera à court de liquidités d'ici deux semaines, a averti le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis. "La question des liquidités est terriblement urgente. Tout le monde le sait, ce n'est pas la peine de tourner autour du pot", a-t-il affirmé, alors que les discussions piétinent depuis des mois sur le déblocage des 7,2 milliards d'euros, promis par ses créanciers, UE et FMI.
Athènes aimerait notamment convaincre la Banque centrale européenne (BCE) de relever le plafond d'émissions de bons du Trésor qu'elle peut émettre, ce qui lui donnerait un peu d'air.
Egalement conscient que le temps presse, le patron de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem a rappelé que les ministres des Finances des 19 peuvent se réunir à tout moment, dès que les créanciers de la Grèce donneront leur feu vert aux réformes du pays. Il n'a en outre plus écarté la possibilité de procéder à des versements échelonnés de la tranche d'aide financière.
A l'issue de leur réunion lundi, les ministres des Finances des 19 ont "salué les progrès" dans les négociations entre les autorités grecques et leurs créanciers. Après cette réunion houleuse, les autorités grecques avaient décidé de remanier les équipes de négociation avec leurs créanciers et de nommer comme coordinateur Euclide Tsakalotos, ministre adjoint des Affaires étrangères chargé des questions économiques et proche du Premier ministre, Alexis Tsipras.
Certains membres de la zone euro ont manifesté une forme de lassitude, et les plus remontés contre Athènes ont laissé entendre qu'ils ne craignaient pas la perspective d'un référendum dans le pays.
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras avait affirmé fin avril que si les créanciers poussaient son gouvernement vers un accord en contradiction avec ses promesses électorales, la question serait tranchée par référendum.
"Si la Grèce estime devoir faire un référendum, qu'elle le fasse! Ce serait peut-être une bonne chose de laisser décider le peuple grec sur ce qu'il est prêt à accepter parmi les mesures nécessaires, ou ce qu'il voudrait changer", a lancé le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble

Mercredi 13 Mai 2015

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