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​La réforme de la justice marocaine jugée insuffisante par la FIDH

Karim Lahidji La politique des droits humains au Maroc traverse une période charnière




​La réforme de la justice marocaine  jugée insuffisante par la FIDH
La Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) tient aujourd’hui une conférence de presse à Marrakech pour présenter son dernier rapport sur le Maroc intitulé «La justice marocaine en chantier : des réformes essentielles mais insuffisantes pour la protection des droits humains».
Selon un communiqué de la FIDH, ce rapport «fait suite à une mission qu’elle a conduite du 26 mai au 5 juin 2014 au Maroc».
Cette ONG internationale tiendra également - et pour la première fois au Maroc - son bureau international dans la ville ocre du 24 au 26 novembre 2014. En effet, les 22 membres dirigeants de la FIDH se réuniront pendant trois jours pour débattre des stratégies de l’organisation. 
Pour Karim Lahidji, président de la FIDH, «la politique des droits humains au Maroc traverse une période charnière : de nombreuses réformes judiciaires ont été entamées mais peinent à être adoptées. Par ailleurs, des obstacles à l’exercice des libertés et des violations des droits humains continuent d’être dénoncés». Et d’ajouter :«Il est donc important que la FIDH soit présente aujourd’hui au Maroc afin de soutenir la société civile marocaine, encourager le gouvernement à adopter les réformes promises, et prendre les mesures nécessaires pour garantir le respect et la protection des droits et des libertés».
Par ailleurs, l’Association des barreaux du Maroc s’en est prise au chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, qui n’a pas daigné recevoir ses dirigeants pour débattre de leurs doléances et de leurs revendications.
Il convient de rappeler que cette dernière avait sollicité une audience avec le chef du gouvernement  par lettres datées du 17 mars 2014 et du 28 octobre dernier, correspondances auxquelles elle n’a reçu aucune réponse. Ce qui met à nu, selon un communiqué de l’Association, les «faux slogans» du  gouvernement relatifs au dialogue.
A noter dans ce même cadre que les avocats ont organisé des sit-in le 13 novembre dans tous les tribunaux du Royaume, et qu’ils ont boycotté les audiences des tribunaux au cours de la semaine écoulée pour protester contre les avant-projets de lois modifiant et complétant les Codes de procédure pénale et civile et pour défendre leurs points de vue concernant le chantier de la réforme de la justice au Maroc.
Afin de mettre la société civile et politique au courant des derniers développements de la situation, l’Association des barreaux du Maroc tiendra dès aujourd’hui des séances de travail avec tous les groupes parlementaires, à l’instar de celles qu’elle a déjà tenues avec le président de la Chambre des conseillers, Mohamed Cheikh Biadillah, le président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi Alami, ainsi qu’avec les parlementaires avocats siégeant dans les deux Chambres du Parlement. 

M. M
Mardi 25 Novembre 2014

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