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​La FDT et l’UGTM reprennent leurs actions communes




​La FDT et l’UGTM reprennent leurs actions communes
Le bureau exécutif de l’UGTM et central de la FDT  dénoncent la politique antisociale du gouvernement Benkirane et son désengagement quant à la mise en œuvre des dispositions de l’accord du 26 avril 2011 et le renforcement de la protection sociale. 
C’est ce qui ressort du communiqué publié par les deux centrales à l’issue de leur réunion d’urgence tenue le 31 mars consacrée à l’évaluation  des différentes sessions du dialogue social dans les secteurs public et privé ainsi  que la commission des élections. 
Devant la politique délibérée du gouvernement  de ne pas ouvrir un dialogue sérieux et responsable avec les différents partenaires sociaux, de porter atteinte aux droits et acquis de la classe ouvrière, de lutter contre les libertés syndicales, les deux centrales condamnent vigoureusement l’attitude de l’Exécutif qui fait peu de cas de leur  bonne volonté, d’ailleurs, par  leur  adhésion totale à l’ensemble des commissions proposées  par le gouvernement. 
En l’absence d’un véritable dialogue social, la FDT et l’UGTM  tiennent à exprimer leur attachement à l’unité des syndicats susceptible de contrer  l’offensive acharnée du gouvernement contre les droits et acquis des classes laborieuses. De même qu’elles  soulignent qu’elles ne ménageront aucun effort   pour faire du slogan de l’unité une réalité et une force historique  en vue de défendre par tous les moyens légaux les droits et acquis du peuple marocain.   
Ne sentant rien venir de la part du gouvernement,  et après avoir  épuisé toute possibilité de faire éviter au pays d’éventuelles tensions et contestations, les deux centrales  menacent de durcir le ton et décident de reprendre leur programme et actions de lutte commune.    
A rappeler que l’année 2015 a connu plusieurs réunions  dans le cadre du dialogue social  entre le gouvernement et les syndicats les plus représentatifs. Sauf que les rounds de négociations  ressemblent beaucoup plus à des audiences d’écoute des rapports du gouvernement  plutôt qu’à des rencontres d’échange  et de négociations avec les centrales. Le gouvernement a persisté durant cette année  à faire la sourdre oreille aux revendications des syndicats dont la réforme des caisses de retraite qui reste le principal point de discorde avec l’Exécutif.   Dans l’état actuel des choses, une question des plus légitimes s’impose : s’achemine-t-on vers une année blanche en termes de résultats au niveau syndical ? Tout laisse penser qu’on va vers cette situation, alors que quelques semaines seulement nous séparent de la célébration du 1er Mai, fête des travailleurs. 
Au lieu de se pencher sur les  vrais problèmes et d’en trouver les solutions appropriées, le gouvernement cherche à occulter, du moins à reléguer au second plan les grandes questions sociales à caractère urgent qui se posent avec acuité  et persiste dans sa politique qui va à l’encontre des attentes du peuple marocain en général et de la classe ouvrière en particulier. 

Larbi Bouhamida
Samedi 4 Avril 2015

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