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​La City de Londres a vécu une longue nuit électorale

Sauf surprise, la Grande-Bretagne se dirige vers un "parlement bloqué"




​La City de Londres a vécu une longue nuit électorale
Au terme d'une campagne électorale qui n'a permis ni aux conservateurs de David Cameron, ni aux travaillistes d'Ed Miliband de se détacher dans les intentions de vote, la City de Londres se préparait hier à une longue nuit électorale et anticipe, compte tenu du faible écart attendu entre les deux principaux partis politiques britanniques, des jours d'incertitude.
Les résultats des élections n'arrivent que lentement après la fermeture tardive des bureaux de vote (à 21h00 GMT jeudi). Aussi les salles de marché renforcent-elles traditionnellement leurs effectifs pendant les nuits électorales pour être parées à tout mouvement inattendu sur les actions et les obligations britanniques ou sur la livre sterling.
Les élections de 1992 font figure de référence: la large victoire des conservateurs alors dirigés par John Major avait rendu les marchés financiers euphoriques et la Banque d'Angleterre avait vendu pour 1,6 milliard de livres de "gilts" (les bons du Trésor britannique) en pleine nuit, à partir de 2h30 du matin.
Si les instituts de sondage ne se trompent pas, les élections de ce jeudi devraient déboucher sur un tout autre paysage politique.
Tories et travaillistes se tiennent dans un mouchoir de poche, et aucune des deux grandes forces politiques du pays ne devrait être en mesure de décrocher la majorité des 650 sièges de la Chambre des communes.
Pour la deuxième fois en cinq ans, la Grande-Bretagne se dirige donc vers un "parlement bloqué" qui rendra nécessaire, sauf surprise, la formation d'une coalition.
La City va par conséquent devoir gérer son effort sur la durée: renforcer le nombre de traders dans la nuit de jeudi à vendredi au cas où l'improbable sortirait des urnes mais aussi assurer une présence consolidée pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, le temps de sortir de l'incertitude annoncée. 
Pour les grandes banques comme Morgan Stanley, HSBC et RBS, la journée de travail des traders intervenant à Londres sur les changes ou les marchés obligataires sera prolongée, elles pourront aussi s'appuyer sur leurs équipes réparties dans les autres grands centres financiers de la planète. 
L'impossibilité de fixer au plus juste le calendrier de la formation du futur gouvernement de la cinquième économie mondiale explique en partie la nervosité et la volatilité des marchés britanniques, même s'ils ont tendance, depuis une trentaine d'années, à ignorer le verdict des urnes. L'indice Footsie de la Bourse de Londres a ainsi encore inscrit un record historique le 27 avril et la livre sterling a gagné 2,8% face au dollar depuis le début de la campagne.
Quant aux indices de volatilité, qui mesurent le risque sur les marchés, ils sont à des niveaux élevés, certes, mais sans rapport avec l'avant-référendum sur l'indépendance de l'Ecosse, où l'issue du vote revêtait une tout autre incertitude que les élections de ce jeudi.

Vendredi 8 Mai 2015

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