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​L’opposition dit non à la participation aux travaux de la Commission centrale des élections




​L’opposition dit non à la participation aux travaux de la Commission centrale des élections
Les gesticulations du chef du gouvernement Abdelilah Benkirane ne suscitent plus qu’indignation et rejet. Avec son inénarrable joute verbale au Parlement, il a trop de mal à convaincre. Il dévoile même un comportement réactionnaire et rétrograde à l’égard des femmes. Mais quand il use du registre de l’insulte et de la diffamation à l’encontre des citoyens, c’est le comble de l’égarement. 
Quant aux décisions de son gouvernement, elles ne reflètent déjà depuis longtemps aucun esprit de concertation miroitée dans une déclaration renvoyée aux calendes grecques. Face à une série de régressions sur les acquis démocratiques, les partis de l’opposition choisissent de passer à la vitesse supérieure.
Sanctionnant une rencontre des chefs des partis de l’opposition, un communiqué commun met l’accent sur une volonté de consolider leurs actions futures. Ils vont ainsi en rangs serrés aux prochaines échéances. La riposte du 11 février est on ne peut intransigeante : mettre fin à la politique de l’absurde. Une décision pour annoncer la couleur : USFP, PI, UC et PAM n’entendent pas prendre part au Comité central et aux commissions électorales régionales. Et pour cause, ces dernières ne remplissent pas le critère de la légalité, soulignent les partis de l’opposition.
Ils estiment que de telles instances risquent de fausser les élections, d’autant que c’est un chef de gouvernement qui les supervise lui-même.
Ses déclarations suite aux élections partielles de Moulay Yaakoub attestent de son  incapacité à distinguer ses attributions constitutionnelles et sa position en tant que chef de parti. Sidérant quand un chef de gouvernement reconnaît que les élections ne sont pas honnêtes ni transparentes. Le revoilà juge et partie.
Chassez le naturel, il revient au galop, Benkirane revient à son délire en appelant le nouvel élu de cette circonscription à prêter serment comme preuve de l’honnêteté des élections ! Un jeu de rôle spectaculaire certes, mais dramatique, puisqu’il met à mal cet équilibre entre les pouvoirs dans toute démocratie qui se respecte. Le chef du gouvernement oublie justement qu’avec un peu de respect pour soi, au cas où il en serait convaincu, il fallait du moins déposer sa démission, étant donné sa responsabilité. Il omet ainsi qu’il est le responsable politique et administratif de ces élections.
Il intervient dans les affaires internes des partis et des syndicats sans observer le devoir de réserve. Même Don Quichotte de la Mancha ne pouvait faire mieux. 

M.E
Samedi 14 Février 2015

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