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​L'ONU suspend sa décision sur une demande libyenne d'armement




​L'ONU suspend sa décision sur une demande libyenne d'armement
Sept des 15 membres du Conseil de sécurité ont bloqué une demande de la Libye de déroger à l'embargo sur les armes pour lui permettre de mieux lutter contre les groupes jihadistes, ont indiqué lundi des diplomates.
Cette demande du gouvernement libyen d'exemption à l'embargo portait sur des dizaines d'hélicoptères, d'avions de combat et de tanks, ainsi que sur des milliers de fusils d'assaut avec leurs munitions. La Libye souhaitait acheter cet arsenal à l'Ukraine, à la Serbie et à la République tchèque.
Selon l’AFP, le Conseil s'était donné jusqu'à lundi après-midi pour une décision. Mais l'Espagne soutenue par six autres pays (France, Etats-Unis, Royaume-Uni, Chili, Nouvelle-Zélande, Lituanie) a demandé que la demande soit mise de côté en attendant le résultat des efforts de médiation de l'émissaire de l'ONU Bernardino Leon, qui tente de convaincre les factions libyennes de constituer un gouvernement d'union nationale.
Le gouvernement libyen souhaitait commander à l'Ukraine six hélicoptères d'attaque, 150 chars T-72 et une trentaine d'avions de combat Sukhoi et MIGs, et à la République tchèque et à la Serbie des milliers de fusils d'assaut et de mortiers et leurs munitions.
Lors d'une réunion du Conseil le 5 mars, l'ambassadeur libyen à l'ONU Ibrahim Dabbashi avait réitéré la demande libyenne, affirmant que son gouvernement en avait absolument besoin pour surveiller les frontières et protéger les champs pétrolifères.
Mais beaucoup de pays membres craignent que les armes livrées ne tombent entre de mauvaises mains et souhaitent que soit d'abord constitué en Libye un gouvernement d'union nationale. Livrée aux milices, la Libye est dirigée par deux Parlements et deux gouvernements rivaux, l'un proche de Fajr Libya qui contrôle la capitale Tripoli, et l'autre reconnu par la communauté internationale qui siège à Tobrouk (est).
Des membres du Parlement rival doivent se réunir aujourd’hui mercredi au Maroc pour un nouveau round de discussions sous l'égide de l'ONU, tandis qu'une dizaine de leaders politiques négociaient mardi en Algérie.
La Ligue arabe, basée au Caire, a pour sa part appelé lundi le Conseil de sécurité à "lever l'embargo sur les armes visant le gouvernement libyen", lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de ses pays membres.
Elle a également demandé à la communauté internationale d'"empêcher le flux d'armes et d'armement lourd, par voie aérienne et maritime, d'atteindre les groupes et organisations terroristes". Dans un communiqué publié lundi soir, la Ligue assure qu'elle apportera tout son soutien politique et financier au "gouvernement légitime de Libye".

Mercredi 11 Mars 2015

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