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​Journée de désobéissance civile au Yémen

Deux personnes tuées par balles dans le sud




​Journée de désobéissance civile au Yémen
Deux personnes, dont un militant indépendantiste, ont été tuées par balles lundi dans le sud du Yémen, où une journée de désobéissance civile était observée à l'appel d'un groupe sécessionniste, ont indiqué des militants et des témoins.
 Lors d'une intervention à Aden, principale ville du sud du pays, les forces de sécurité ont tiré en direction de Khaled al-Junaidi, un activiste connu du Mouvement sudiste, après avoir tenté en vain de l'arrêter, ont indiqué à l'AFP des militants.
 Touché à la poitrine, M. Junaidi a été conduit à un poste de police où il a succombé à ses blessures, ont ajouté ces sources.
 L'homme, libéré il y a une dizaine de jours après avoir purgé une peine de cinq mois de prison pour ses activités séparatistes, avait mobilisé la foule pour faire réussir la journée de désobéissance civile, selon des témoins.
A Aden, la plupart des commerces, écoles et banques étaient fermés à l'appel du Mouvement sudiste, qui entend organiser chaque lundi une journée de désobéissance pour soutenir ses revendications d'une sécession du sud du Yémen, qui était un Etat indépendant jusqu'en 1990.
 Dans la province voisine de Hadramout, un marchand ambulant, originaire du nord du Yémen, a été abattu par des militants sudistes armés, ont indiqué des témoins.
 Ces militants ont tiré sur le marchand qui a refusé de s'arrêter à un point de contrôle et a fait usage de son arme, selon les mêmes sources.  Sa mort a provoqué des affrontements entre des habitants originaires du nord et des partisans du Mouvement sudiste, ont dit des témoins sans fournir de détails.  Le Mouvement sudiste organise depuis la mi-octobre un sit-in dans le centre d'Aden pour réclamer une sécession du sud. A rappeler que la milice chiite Ansaruallah, accusée de vouloir élargir son influence au Yémen, s'est emparée dans la nuit de samedi à dimanche de la région d'Arhab, au nord de la capitale, a annoncé un chef tribal. 
 "Six hommes des tribus ont été tués dans des affrontements nocturnes avec les houthis (autre nom des miliciens chiites, NDLR), qui se sont poursuivis dimanche à l'aube", a indiqué à l'AFP un dignitaire tribal de cette région située à quelque 30 km au nord de Sanaa. Ce bilan n'a pu être confirmé auprès d'Ansaruallah ou de source indépendante.
Des miliciens houthis ont ensuite dynamité une école coranique sunnite, une permanence du parti islamiste Al-Islah, rival sunnite d'Ansaruallah, et les résidences de trois responsables de ce parti, ont indiqué des sources tribales et locales.
 Par ailleurs, Al-Qaïda, qui combat également les houthis, a annoncé sur Twitter avoir perdu deux combattants samedi soir et dimanche dans les heurts à Arhab, et que trois autres étaient portés disparus.
 Ces développements confirment la poursuite par Ansaruallah de son offensive qui, partie de Saada, dans le nord du Yémen, lui a permis le 21 novembre de prendre le contrôle de Sanaa, puis de progresser dans le centre et l'ouest du pays. 

AFP
Mardi 16 Décembre 2014

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