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​Huit jihadistes condamnés à la prison




​Huit jihadistes condamnés à la prison
Huit personnes, dont un ressortissant français, ont été condamnées dans des affaires de terrorisme à des peines de trois à cinq ans de prison ferme par la Chambre criminelle de premier degré chargée des affaires de terrorisme près l'annexe de la Cour d'appel à Salé, a rapporté jeudi la MAP. 
Le tribunal a ainsi condamné le Français Pierre Pascal à 5 ans de prison ferme après l'avoir reconnu coupable de «constitution de bande», d'«actes de terrorisme dans le cadre d'un projet collectif visant à porter gravement atteinte à l'ordre public» et d'«apologie d'actes constituant des crimes terroristes».
Après que le prévenu a refusé de comparaître tout au long des quatre audiences du procès, le tribunal, en application des dispositions de l'article 423 du Code de la procédure pénale, a chargé un interprète assermenté de transmettre au mis en cause le réquisitoire du ministère public et le verdict.
Dans un autre dossier, dans le cadre duquel six personnes sont poursuivies, le tribunal a condamné à quatre ans de prison ferme deux parmi eux et à trois ans de prison ferme les quatre autres prévenus après les avoir reconnus coupables de «constitution de bande criminelle en vue de préparer et commettre des actes terroristes dans le cadre d'un projet collectif visant à porter gravement atteinte à l'ordre public» et de «financement d'actes constituant des crimes terroristes».
Par ailleurs, la Chambre a condamné à trois ans de prison ferme un autre prévenu reconnu coupable de «constitution de bande criminelle en vue de préparer et commettre des actes terroristes dans le cadre d'un projet collectif visant à porter gravement atteinte à l'ordre public» et de «détention et manipulation d'armes».

Dans ses réquisitoires, le représentant du parquet a requis la condamnation de l'ensemble des prévenus à de la prison ferme, au vu de la gravité des actes qui leur sont reprochés, surtout que certains d'entre eux recrutaient des jeunes Marocains pour les enrôler dans les rangs de groupes terroristes en Syrie et en Irak et recevaient des fonds étrangers pour financer le terrorisme.
De son côté, la défense a constaté «l'absence des éléments constitutifs des crimes» reprochées aux prévenus, notant que le voyage de certains d'entre eux en Syrie était pour «apporter assistance». Au début du mois s'est ouvert le procès de quatre autres ressortissants français accusés de «terrorisme», également à Salé. Il a été ajourné au 5 mars.
Le Maroc, tout comme la France, compte plus d'un millier de ressortissants, dont des binationaux, dans les rangs d'organisations jihadistes comme le groupe EI.
Les procédures liées à des affaires de terrorisme ont plus que doublé dans le royaume en 2014 par rapport à 2013, avec un total de 147 contre 64 l'année précédente, a indiqué mercredi un haut responsable judiciaire.
Rabat, qui ne cache pas son inquiétude face au phénomène jihadiste, a lancé ces derniers mois un nouveau dispositif de sécurité et complété sa législation antiterroriste.

Samedi 14 Février 2015

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