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​Ennahda accepte de participer au gouvernement en Tunisie

Le parti islamiste pourrait obtenir quatre portefeuilles




​Ennahda accepte  de participer au  gouvernement en Tunisie
Le parti islamiste tunisien Ennahda a accepté de rejoindre un gouvernement de coalition dirigé par la formation laïque rivale Nidaa Tounès, a déclaré dimanche le chef d'Ennahda.
"Ennahda participera au gouvernement (...). L'avenir s'annonce bien", a dit à la presse Rached Ghannouchi à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre désigné Habib Essid. Il n'a pas donné d'autres précisions.
L'accord fait suite au rejet cette semaine par plusieurs partis dont Ennahda d'un premier projet de gouvernement présenté par Habib Essib, qui risquait d'être mis en minorité au Parlement. 
Habib Essid a présenté le 23 janvier un cabinet dont les membres étaient issus de Nidaa Tounès, l'alliance laïque arrivée en tête des élections législatives d'octobre, et de petits partis, mais qui ne comptait aucun portefeuille ministériel attribué à Ennahda ni aux autres partis importants et ces derniers ont prévenu qu'ils ne lui voteraient pas la confiance. 
A l'Assemblée des représentants du peuple (APR), Nidaa Tounès détient 86 sièges et est soutenu par l'Union patriotique libre (UPL, 16 sièges). 
Mais sans le soutien d'autres partis ou de dissidents, Habib Essid ne peut pas atteindre la barre des 109 voix nécessaire, au sein de la chambre (217 sièges), pour obtenir la confiance.
Ennahda contrôle 69 sièges, le Front populaire 15 et Afek Tounès 8. 
Selon le chef du parti libéral Afek Tounès, Yassine Ibrahim, le nouveau gouvernement comprendra des membres de Nidaa Tounès, d'Afek Tounès, de l'UPL et d'Ennahda. 
Habib Essid devait en dévoiler la composition lundi avant de solliciter mercredi la confiance du Parlement. 
Selon deux sources politiques, Ennahda pourrait détenir deux postes de ministre et deux postes de secrétaire d'Etat.
Cet accord devrait favoriser la stabilité de la Tunisie après quatre années de transition consécutives à la chute du président Zine Ben Ali en janvier 2011, événement déclencheur d'une série de bouleversements politiques dans le monde arabe. 

Reuters
Mardi 3 Février 2015

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