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​En fermant un barrage à Ramadi, l'EI fait peser des craintes sur le plan humanitaire

A Paris la coalition apporte son appui sur le plan politique et militaire au gouvernement irakien




​En fermant un barrage à Ramadi, l'EI fait peser des craintes sur le plan humanitaire
Le groupe jihadiste Etat islamique a fermé les vannes d'un barrage à Ramadi, une ville à l'ouest de Bagdad, faisant baisser le niveau des eaux de l'Euphrate et peser une menace sur le plan humanitaire et sécuritaire, ont indiqué mardi des responsables.
Depuis leur fulgurante offensive en Irak en juin 2014, qui leur a permis de conquérir de vastes territoires, les combattants jihadistes ont cherché à contrôler les barrages du pays, en réduisant dans certains cas le niveau des eaux dans les zones sous contrôle gouvernemental ou encore inondant des terres pour gêner des opérations militaires.
Sabah Karhout, le chef du conseil provincial de la province d'Al-Anbar (dont Ramadi est la capitale), a affirmé que l'EI "a fermé toutes les vannes" d'un barrage de Ramadi, une ville conquise par le groupe extrémiste le mois dernier.
Cela a entraîné une baisse des eaux du fleuve Euphrate et provoqué une coupure d'eau à Khaldiyah et Habbaniyah, deux régions à l'est de Ramadi parmi les rares à être encore sous contrôle gouvernemental dans la province d'Al-Anbar.
Ce faisant, l'EI prépare aussi le terrain à d'éventuelles attaques, estime-t-il, faisant notamment allusion au fait que les combattants peuvent plus facilement passer d'une rive à l'autre. Karhout a réclamé que le barrage soit rapidement repris par l'armée irakienne ou pris pour cible par une frappe aérienne.
Plus de 10.000 militants de l'Etat islamique ont été tués depuis que la coalition internationale a commencé sa campagne contre Daech il y a neuf mois en Irak et en Syrie, a déclaré mercredi le secrétaire d'Etat américain adjoint, Antony Blinken.
La coalition contre l'Etat islamique s'est réunie mardi à Paris, un rassemblement organisé après le choc suscité par la perte des villes de Palmyre, en Syrie, et de Ramadi, en Irak.
"Il y a un progrès important mais (...) Daech est résilient et capable de prendre l'initiative", a déclaré Antony Blinken mercredi sur France Inter.
"Nous avons vu des pertes énormes au niveau de Daech, plus de 10.000 depuis le commencement de cette campagne. Ça va finir par avoir un effet", a-t-il ajouté.
Mardi, la coalition a apporté son appui au plan politique et militaire du gouvernement irakien qui prévoit une accélération du soutien aux tribus sunnites, jugé indispensable pour freiner l'avancée des djihadistes. 

Jeudi 4 Juin 2015

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