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​Dernière étape à Vienne pour un accord historique avec l'Iran




​Dernière étape à Vienne pour un accord historique avec l'Iran
C'est, en principe, la dernière fois: l'Iran et les grandes puissances entament cette fin de semaine à Vienne un marathon de négociations pour solder le dossier nucléaire iranien, l'un des plus épineux de la diplomatie actuelle.
Après de longues années de tensions et 20 mois de discussions acharnées, ils vont s'efforcer de mettre le point final à un accord souvent qualifié d'historique. Le délai-limite est mardi 30 juin, et le succès n'est en rien garanti.
Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif est attendu samedi matin à Vienne, où il retrouvera son homologue américain John Kerry, arrivé quelques heures plus tôt. Les autres ministres du groupe "5+1" (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) devraient suivre.
Leur objectif commun: garantir pour l'avenir que le programme nucléaire de la République islamique sera uniquement civil, en échange d'une levée des nombreuses sanctions internationales qui entravent depuis 2005 l'économie iranienne.
Le soupçon, toujours démenti par l'Iran, que ce pays chercherait à s'équiper de l'arme nucléaire empoisonne les relations internationales depuis douze ans. 
Dans la région, la perspective d'une bombe iranienne effraie Israël, mais aussi les grands rivaux sunnites de l'Iran chiite, en premier lieu l'Arabie Saoudite. 
Un accord serait aussi le premier pas d'une possible réconciliation entre la République islamique et les Etats-Unis, brouillés depuis 35 ans. Il ouvrirait la perspective de coopérations face au chaos en Syrie, en Irak et ailleurs.
Il aurait, également, un impact sur le marché mondial de l'énergie, en libérant les immenses réserves iraniennes d'hydrocarbures.
A l'entrée de la dernière ligne droite, les parties font monter les enchères, le guide suprême Ali Khamenei réaffirmant les "lignes rouges" de l'Iran, et John Kerry rappelant qu'un échec reste possible.
L'ayatollah Khamenei, qui a le dernier mot dans le dossier nucléaire, a exigé la levée "immédiate" des sanctions économiques de l'ONU et des Etats-Unis en cas d'accord, et réitéré son refus de toute inspection des "sites militaires".
Il a aussi dit sa méfiance envers l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'organe de l'ONU chargé de vérifier en Iran l'application de l'accord espéré. 
La France et le Royaume-Uni répètent de leur côté que tout accord devra comprendre un accès "si nécessaire" à des sites militaires.
Au fil de milliers d'heures de pourparlers, l'Iran a déjà lâché d'importantes concessions, qui ont permis de conclure un pré-accord début avril à Lausanne.
En pratique, Téhéran devra réduire ses capacités nucléaires en se débarrassant d'un grand nombre de ses centrifugeuses - les machines qui permettent d'enrichir l'uranium. 
 Pour s'en assurer, elles misent sur un régime serré d'inspections, conduites sur les sites iraniens par l'AIEA. En cas d'infraction, elles veulent que les sanctions contre l'économie iranienne puissent être rétablies facilement.

Samedi 27 Juin 2015

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