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​Coup de filet contre les jihadistes syriens en France

Dix personnes placées en garde à vue




​Coup de filet contre les jihadistes syriens en France
Les services antiterroristes français ont démantelé lundi une filière d'acheminement vers la Syrie de candidats au jihad, procédant à une dizaine d'interpellations, notamment dans la région de Toulouse (sud), en Normandie (ouest) et en région parisienne, a-t-on appris de sources policières.
 Les interpellations ont été conduites par la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la police judiciaire française et des hommes du Raid (unité d'élite de la police), assistés d'importantes autres forces de police.
 Entre 10 et 15 objectifs étaient ciblés, à l'issue d'une enquête qui a duré plusieurs mois à l'initiative de la SDAT, mise sur la piste de cette filière par des renseignements ayant signalé un possible départ en Syrie, selon la même source.
Le nombre exact et le profil des personnes interpellées n'étaient pas encore connus lundi matin.
A la suite de cette opération, dix personnes ont été placées en garde à vue lundi matin dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en décembre 2013 sur une filière de départs de jihadistes présumés vers la Syrie, a-t-on appris de source judiciaire.
 La France a été confrontée en 2014 à une explosion du nombre d'apprentis-jihadistes partant pour la Syrie et l'Irak, avec en corollaire le risque de les voir revenir pour mener des actions terroristes sur son sol.
 Le nombre de candidats au jihad syrien a bondi de plus de 80% depuis début janvier, selon de récentes déclarations du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. 
 Ils seraient actuellement, selon les estimations officielles, près de 400 sur place. Plus de 200 auraient manifesté des velléités de départ, et environ 120 sont déjà revenus, 200 autres étant en transit. Une cinquantaine de jihadistes français auraient été tués.
 Le procureur de Paris indiquait en novembre que plus de 1.100 Français de toutes origines étaient impliqués à des degrés divers dans les filières jihadistes. 
Malgré l'une des législations les plus répressives du monde, encore durcie en novembre avec la possibilité de confisquer son passeport à un suspect, la vague de départs continue.
Fin avril dernier, dans le cadre d'un plan antijihad, un numéro vert a été mis à la disposition des familles et des proches de jeunes radicalisés afin qu'ils puissent prévenir les services de police de leurs doutes, d'un projet de départ ou d'un départ imminent. Selon un bilan établi début novembre, 625 signalements "pertinents et avérés" avaient été recensés à cette date, ayant permis d'éviter, selon le ministre de l'Intérieur, 70 ou 80 départs pour la Syrie.
En tout, à la date de fin septembre, environ 3.000 personnes étaient parties d'Europe pour rejoindre les combattants islamistes en Syrie et en Irak, un chiffre également en forte hausse ces derniers mois, selon le coordinateur européen pour la lutte antiterroriste. 

AFP
Mardi 16 Décembre 2014

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