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​Amman attend toujours une preuve de vie de son pilote otage de l’EI




​Amman attend toujours une preuve de vie de son pilote otage de l’EI
L'armée jordanienne a indiqué vendredi attendre toujours des preuves que l'un de ses pilotes retenu en otage par le groupe Etat islamique (EI) est encore en vie, au lendemain de l'expiration d'un ultimatum de l'organisation menaçant de le tuer. L'EI ne s'est plus manifesté depuis l'expiration jeudi vers 14H30 GMT de l'ultimatum menaçant de tuer le pilote si une jihadiste irakienne emprisonnée en Jordanie n'était pas libérée en échange d'un otage japonais que le groupe extrémiste détient également.
Amman a toujours exigé une preuve de vie du pilote et sa libération avant d'élargir la prisonnière irakienne.
"La Jordanie n'a reçu jusqu'à présent aucune information qui prouverait que le pilote Maaz Al-Kassasbeh est sain et sauf", a déclaré à l'AFP le porte-parole Mamdouh Al-Ameri. Il a ajouté que "les efforts continuent 24 heures sur 24 sur cette affaire depuis la chute de l'avion" en territoire syrien.
Maaz Al-Kassasbeh a été capturé le 24 décembre après le crash de son F-16 en Syrie, où il menait un raid sur des positions de l'EI dans le cadre de la coalition internationale anti-jihadistes. Le porte-parole militaire a en outre appelé "tous les Jordaniens à se ranger ensemble derrière le commandement militaire et les forces armées". Dans un enregistrement diffusé jeudi, l'EI avait de nouveau menacé d'exécuter le pilote jordanien, au coucher du soleil jeudi à Mossoul, son fief dans le nord irakien, soit vers 14H35 GMT, si Sajida Al-Rishawi, condamnée à mort dans le royaume pour des attentats en 2005, n'était pas libérée. "Dès le départ, notre position était de garantir la sécurité et la libération de notre pilote pour pouvoir libérer Sajida Al-Rishawi", a expliqué jeudi un porte-parole du gouvernement jordanien en affirmant que l'Irakienne était toujours en prison. La nouvelle mise en demeure de l'EI, diffusée via des comptes Twitter liés au groupe, avait été formulée en anglais par une voix étant très probablement celle de l'otage japonais, le journaliste Kenji Goto.
L'EI a évoqué un échange entre le Japonais et la prisonnière irakienne, mais pas une libération du Jordanien.
Le Japon, l'un des principaux créanciers de la Jordanie, à laquelle il a fourni 335,5 millions de dollars d'aides depuis 2007, tente de persuader Amman de l'aider à sauver M. Goto. Un autre otage japonais avait été exécuté la semaine dernière par l'EI.
 

AFP
Samedi 31 Janvier 2015

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