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​A l’Agence du Sud, l’appel à candidature pour le poste de directeur suscite l’étonnement




​A l’Agence du Sud, l’appel à candidature pour le poste de directeur suscite l’étonnement
Stupeur à l’Agence du Sud. Depuis jeudi après-midi, cadres et employés de l’institution sont groggys.  Le poste de directeur occupé jusque-là par Ahmed Hajji  est à pourvoir.  La décision d’appel à candidature  a été signée par le chef du gouvernement -sous la tutelle duquel est placée l’Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du Sud- le 25 novembre 2014.  Et en fin d’après-midi du  jeudi 27 novembre, l’appel à candidature pour occuper le fauteuil de directeur de l’Agence du Sud a été mis en ligne sur le site emploi-public.ma. Les dossiers  de candidatures peuvent être déposés jusqu’au 10 décembre prochain.
Au siège de l’agence qui a déménagé à Laâyoune en septembre dernier, on a du mal à cacher son étonnement. Même les plus proches collaborateurs du directeur sortant n’étaient pas au courant de ce qui ressemble beaucoup à une fin de mission. A Rabat, les quelques cadres encore présents en attente de leur déploiement sont interloqués. «Personne ne s’attendait à ce changement de direction. Quand on a découvert l’appel à candidature  jeudi sur le site emploi-public, ça été la douche froide », confie l’un d’entre eux. Ce jeudi 27 novembre, Ahmed Hajji est à Marrakech pour assister aux travaux du Forum mondial des droits humains. 
 Dans les couloirs de l’agence, les questions se bousculent.  L’appel à candidature signe-t-il la fin de mission du directeur actuel? Ahmed Hajji va-t-il postuler à sa propre succession  ou est-il appelé à d’autres fonctions? Que va-t-il advenir des chantiers qu’il a ouverts dans les provinces du Sud ?  Et quelle place l’agence va-t-elle désormais occuper dans le nouveau modèle de développement dans cette région du pays ? A Laâyoune, à Dakhla, à Guelmim, à Sidi Ifini, les interrogations se suivent et se ressemblent.  Depuis son installation à la tête de l’Agence du Sud en mars 2003, A. Hajji a su donner un contenu et du  sens à la mission et aux projets portés par cette institution dédiée à la promotion  et au développement des provinces sahariennes.  Des programmes  d’envergure ont été mis en œuvre  en termes de développement urbain, de valorisation et conservation des zones oasiennes, d’économie sociale et  de préservation de la mémoire. Polytechnicien et passionné de culture,  Ahmed Hajji est aussi  à l’origine de la politique d’édition de l’Agence du Sud  qui a publié  une collection de beaux livres  consacrés au patrimoine, à la culture et l’histoire de ce Maroc saharien. 
A cela il convient d’ajouter le transfert en douceur de Rabat vers Laâyoune de l’agence opéré par celui qui est depuis 11 ans le directeur de l’Agence pour la promotion et le développement des provinces du Sud. « Il a fait en sorte qu’un tel déménagement se passe sans trop de casse. Il a reçu tous les cadres et employés. Il les a écoutés. Il a essayé de conduire de  la manière la plus humaine qui soit le transfert  graduel de l’agence», conclut  cette employée, des trémolos dans la voix.

Narjis Rerhaye
Samedi 29 Novembre 2014

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