Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

​​Quand l’une passe… l’autre aboie




​​Quand l’une passe… l’autre aboie
Entre Christine Taubira et Marine Le Pen,  c’est un secret de Polichinelle, ce n’est pas le grand amour. Interrogée à l’occasion d’un déplacement à Washington aux Etats-Unis par la correspondante du groupe Canal sur place, à propos des attaques dont elle fait  l’objet de la part du Front national, la garde des Sceaux française a répondu "par un concentré de dédain". 
Sur la question "C’est ce que vous inspire Marine Le Pen ?", la ministre de la Justice, femme au demeurant estimable, dédaigneusement  voire narquoisement lançait un  "c’est qui ça ?" qui jusqu’à écriture de ce billet, n’en finit toujours pas de trouver dans ses échos toutes sortes de réactions aussi élogieuses que calomnieuses, médias et classe politique s’en donnant à cœur joie. 
Une aubaine pour la présidente du Front national qui n’en rate pas une. Connue pour poser les questions sans en proposer les réponses, la Marine aussitôt répliquait : ‘’Madame Taubira ne me connait pas mais moi je la connais très bien, c’est une indépendantiste acharnée et dans mon esprit, complètement anti-républicaine. Dans son esprit, il y a les français qui méritent le respect, ceux moins nombreux qui votent socialiste et accessoirement ceux qui votent extrême-gauche et puis tous les autres qu’elle couvre de son mépris et de sa haine…’’.  Propos à prendre avec modération et en seconde lecture enfin… à la rigueur. Mais la guéguerre entre les deux dames ne date guère d’hier. Le mal est plus profond. La Marine, entre autres raisons, en veut surtout à la Guyanaise d’abord pour son passé de militante indépendantiste contraire à ses principes tandis que l’idole de l'aile gauche du PS le lui rend bien. Cette dernière a souvent été la cible des Le Pen qui avaient mis en doute son adhésion républicaine. 
Aussi et logiquement, celle qui a donné son nom à une loi française, le leur rend bien. Elle toise la Marine de haut et d’exemple, refuse de débattre publiquement avec elle lorsque les médias la sollicitent « Je veux débattre avec des gens qui pensent », fait condamner  une candidate du FN à 9 mois de prison ferme, 5 ans d’inéligibilité assortie d'une amende de 50.000 euros pour l’avoir comparée à un ‘’bébé singe’’ dans les réseaux sociaux et comme elle l’a ‘’tchipé’’ en parfaite ‘’tchipette’’ lors de sa dernière interview ‘’c’est pas fini, c’est pas fini’’. A notre bonheur !
La politique en France n’est décidément pas un long fleuve tranquille.  

Mohamed Jaouad Kanabi
Jeudi 12 Février 2015

Lu 359 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










Mots Croisés