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Vendredi dernier, Jennifer Lopez avait assuré le premier show de la 14ème édition du Festival Mawazine. Devant plus de 160.000 spectateurs, la Portoricaine la plus «hot» de la planète a envoûté ses fans avec une prestation des plus torrides. Des poses suggestives,  des danses sexy et des tenues dénudées, la plus célèbre et la plus talentueuse des artistes latinos a, non seulement, enflammé la scène de l’OLM Souissi mais a également mis le feu  dans les réseaux sociaux.
En effet, depuis vendredi, de nombreux internautes marocains ironisent sur la diffusion de son spectacle sur la chaine marocaine 2M en prime time, alors que «Much loved» de Nabil Ayouch a été interdit de projection dans toutes les salles du Royaume. En effet, si on devait trouver un rapport direct entre ce film et Jennifer Lopez, disons qu'ils ont pour point commun de mettre le gouvernement marocain devant ses propres contradictions et ses censures à géométrie variable. 
La star américaine dont on acclamait la venue à Mawazine, depuis plus de six mois, s’attire désormais les foudres de Mustapha El Khalfi, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement.  Mais à quoi s'attendait El Khalfi au juste ? A une Jennifer Lopez qui aurait concocté un spectacle spécialement conçu pour les Marocains, et en conformité avec leurs valeurs et mœurs ?  Peut-être. En tout cas, ça n’a pas été le cas et plus de 160.000 marocains ont assisté à ce show d’exception, dont le prix des billets, rapidement épuisés, a atteint 1200 DH.  
Si certains ont applaudi la performance physique et artistique de la chanteuse de 45 ans, El Khalfi, lui, a fini par juger ses tenues et ses poses trop provocantes et a qualifié la diffusion de son concert «d’inacceptable et de contraire à la loi», avant de préciser, dans un Tweet, qu’il contacterait la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) à ce sujet. Le ministre a également tenu à rappeler que la HACA est «chargée de veiller au respect des lois audiovisuelles qui régissent le secteur», avant de faire part de son intention de contacter le Comité d’éthique de la deuxième chaîne pour « examiner la dimension éthique de la diffusion». 

 

Mehdi Ouassat
Vendredi 1 Mai 2015

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