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Zang Qiwu, grand gagnant du 16ème FIFM




L’Etoile d’or, Grand Prix du 
Festival international du film 
de Marrakech, a été attribuée, 
samedi, au film "The donor" 
du réalisateur chinois Zang Qiwu.  

Présidé par Béla Tarr, entouré notamment de Bille August, Jason Clarke, Suzanne Clément et la Marocaine Raouia, le jury du 16ème Festival international du film de Marrakech a décerné son Etoile d'Or, samedi lors de la cérémonie de clôture qui s'est déroulée dans le Palais des congrès, à Zang Qiwu pour son film "The donor". Ce long-métrage (1h45min), qui décrit le côté sombre de la Chine moderne en racontant une histoire où la volonté naïve de protéger une famille vire à la tragédie, relate l’histoire de Yang Ba, un ancien ouvrier chinois qui vit médiocrement en réparant des mobylettes. N’étant plus en mesure d’apporter un soutien financier à sa famille, ni à payer les études de son fils, il décida de vendre un rein à Li Xhaohu, la sœur d’un jeune homme, nommé Li Daguo, qui a réussi en affaires. Malheureusement, la transplantation de l’organe a échoué parce que Yang Ba était trop vieux et que son rein n’était pas capable de sauver la vie de cette dame. Sans état d’âme, Li Daguo exige du pauvre père le rein de son fils contre une grande somme d’argent. Celui-ci refuse sa demande et tente de le protéger en tuant Li Xhaohu. «A travers ce film, une adaptation au grand écran d'un roman, j'ai voulu mettre en lumière les absurdités sociales générées par le fossé entre riches et pauvres tout en m’attardant sur les questions morales et le côté humain», avait confié le réalisateur, dans une déclaration à la MAP à l’issue de la projection de son film. 
Pour ce qui est du Prix d’interprétation masculine, il a été décerné ex aequo aux acteurs Baldur Einarsson et Blaer Hinriksson pour leurs rôles dans le film "Heartstone" du réalisateur islandais Gudmundur Arnar Gudmundsson. De son côté, l’actrice Fereshteh Hosseini a décroché le Prix d’interprétation féminine pour sa performance dans "Parting" (Raftan) du réalisateur afghan, Navid Mahmoudi. Quant au Prix de la mise en scène, il est revenu au réalisateur chinois Wang Xuebo pour son film "Knife in the clear water" qui aborde la question de la foi spirituelle souvent confrontée au dilemme de la vie et de la mort. Le Prix du jury de cette édition a été attribué au film "Mister Universo" coréalisé par l’Italienne Tizza Covi et l’Autrichien Rainer Frimmel. «Quatre sur les cinq films primés lors de cette édition sont des premières œuvres», a indiqué le président du jury, Béla Tarr, se félicitant de la qualité des films programmés dans le cadre de la compétition officielle. «Même si le choix du jury pourrait ne pas plaire à tout le monde, cette édition aura le mérite de nous avoir permis de regarder des films», a-t-il dit. 
Notons par ailleurs que le festival a rendu un vibrant hommage à l'actrice française Isabelle Adjani, à la veille de la cérémonie de clôture, en présence d’une pléiade de stars nationales et internationales ainsi que de cinéphiles. Le cinéaste et producteur mauritanien Abderrahmane Sissako, le réalisateur roumain Cristian Mungiu et le réalisateur français Christophe Honoré se sont dits heureux d’assister à l’hommage rendu à Isabelle Adjani, une artiste foisonnant de talent aux qualités humaines irréprochables faisant d’elle l’une des actrices les plus adulées du monde. A cette occasion, l’actrice française, qui a reçu le trophée du Festival des mains de Cristian Mungiu, s’est dite reconnaissante et fière d’avoir été l’invitée de la 16ème édition du festival de Marrakech. Elle a tenu à remercier SM le Roi Mohammed VI et SAR le Prince Moulay Rachid, Président de la Fondation du Festival international du film de Marrakech pour cet événement cinématographique incontournable. "Le festival de Marrakech est un carrefour irremplaçable où mille et un visages et formes d’humanité viennent s’exposer, se reconnaître et se partager, dans un monde où l’on voit partout se multiplier les facteurs de division, de séparation et de repli sur soi", a souligné l’actrice française. "De par sa situation et son histoire, la ville de Marrakech a toutes les qualités d’une capitale de l’esprit et du cœur et d’un lieu de libre rencontre et de transmission", a-t-elle ajouté. "Un grand festival est une fabrique à souvenir et une célébration d’un besoin très humain de se retrouver à date fixe, à travers les années pour affirmer ensemble que quelque chose existe et résiste au temps", a-t-elle conclu.



Mehdi Ouassat
Lundi 12 Décembre 2016

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