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Zaki est bel et bien de retour, Lakjaâ l’avait bien promis : Quel rapport entre Benkirane et Baddou ?




Zaki est bel et bien de retour, Lakjaâ l’avait bien promis : Quel rapport entre Benkirane et Baddou ?
Fawzi Lakjaâ, le tout nouveau président de la Fédération  marocaine de foot  aura tenu parole. Avant d’être consacré par une A.G. qui allait être déclarée nulle car non réglementaire par la FIFA, il s’était  engagé à remettre le Onze national entre les mains de Zaki Baddou. Une promesse qui ne pouvait pas ne pas faire mouche au vu de tous ces slogans scandés ou ces banderoles affichées dans plus d’un stade et par tout un essaim de journalistes authentiques ou supposés qui reprenaient cette même revendication à satiété. Après un premier acte avorté, le même Lakjaâ se présente pour une deuxième tentative, plus assuré que jamais, de l’emporter. Les concurrents, dont certains ne faisaient que meubler le décor, se sont volatilisés comme par enchantement.
Ils ont fini par comprendre que les carottes étaient, dès le départ, cuites et que la Fédération, cette fois-ci, était promise pour ainsi dire à ce dirigeant berkani. Le foot c’est trop sérieux pour qu’on le laisse entre … les pieds des seuls footeux.
Dès sa «réinvestiture», celui-ci s’attelle à parer au plus pressé. Tant il est vrai que nous sommes tenus d’organiser dans quelques petits mois la Coupe d’Afrique des nations, la fameuse CAN, rien que ça. Et qu’au jour d’aujourd’hui, notre équipe nationale est en hibernation chronique. Un euphémisme. En homme de parole, il ne pouvait pas se tourner vers quelqu’un d’autre que celui que tout le monde appelle si «intimement, si affectueusement, Zaki. Mais il a beau être berkani et donc par définition «goud», entendez strict, ne faisant pas dans les feintes et autres dribles, il a compris qu’il se devait tout de même de faire les choses dans les règles de l’art. Une «commission ad hoc est donc constituée. Hétéroclite, hybride. Même des journalistes se sont vus invités à faire part de leur choix concernant le prochain sélectionneur. Trop beau. Sauf qu’il y avait un «hic», dans cette liste de critères préétablie. La vérité vraie, c’est qu’il n’y avait qu’un seul critère qui écrasait tous les autres qui, au fait, n’étaient cités que pour amuser la galerie. Que peuvent bien les Trapattoni, Advocat, voire tous les Mourinho, Guardiola ou Ancelotti… du monde face à notre Zaki national quand il est question surtout (uniquement ?) de connaître parfaitement le football marocain et la mentalité du joueur marocain ? Amen.
Le problème, c’est qu’il n’y a pas qu’un seul joueur marocain. Pourrait-on s’aventurer à utiliser le même langage avec un Benatia ou un Taârabet qu’avec n’importe quel joueur issu de ce petit championnat qui est le nôtre ?
Et surtout qu’on laisse de côté ces aberrations et inepties qui vouent aux gémonies les locaux au détriment des «autres». Ces autres-là ne sont pas moins marocains que les premiers. C’est plutôt le contraire, serions-nous tentés d’ajouter au risque de tomber dans ce même genre d’aberration. La prochaine CAN, c’est demain. Et sans ces «autres», on ne peut se permettre le plus petit rêve. Toutefois, en nouvel homme providentiel du football marocain, Lakjaâ a pensé à tout et, surtout, à placer bien de pare-chocs autour de ce Zaki Baddou que la vox populi réclame. Et pas des moindres. Les Mustapha Hadji, Bouderbala, Chiba …
Rien que du beau monde. Il faut juste qu’ils parviennent à parler le même langage dans l’intérêt de l’équipe et du football nationaux. C’est le résultat qui compte. Et non la nationalité ni les origines. Sachons raison garder pour ne pas tomber dans quelques excès genre «aujourd’hui c’est un grand jour. C’est la victoire du football marocain. C’est la consécration et la vengeance (sic) des cadres nationaux» commis dans un micro de la place. Il ne peut y avoir de victoire ou de consécration que sur un terrain.
Combien nous aurions aimé que notre Zaki Baddou national ait pu exercer son talent, depuis son divorce d’avec le Onze national, sous d’autre cieux, dans de grands championnats ou à la tête d’équipes nationales renommées, pour nous revenir non seulement bardé de titres, mais avec plus d’expérience et donc de compétence. N’empêche. Il nous a promis la CAN. Bon vent alors.
Et pour rester dans le cadre du populisme version Lakjaâ, disons que tout le mal que l’on se souhaite, c’est que Baddou ne nous serve pas de la même gamelle qu’un certain Benkirane qui nous a gavés de promesses pour nous infliger moult revers.
Il n’y aurait (osons l’espérer) rien à craindre de ce côté. Le staff autour de Zaki permet bien de rêves. Et puis tout laisse croire que l’actuel sélectionneur n’est pas aussi imbu de sa personne, aussi obstiné que l’actuel chef de l’Exécutif.
Croisons les doigts.

Les coachs de l’EN 

Voici la liste des entraîneurs qui se sont succédés à la tête de la sélection marocaine de football depuis 1959: 
 
1959-1960: Larbi Benmbarek, Abdelkader Lohkmiri, Mohamed Kadmiri.
1961: Mohamed Massoum, Kader Firoud.
1961-1964: Mohamed Massoum.
1964-1967: Mohamed Massoum, Abderrahman Belmahjoub.
1968-1969: Guy Cluseau (FRA), Abdellah Settati.
1970: Blagoje Vidinic (YUG).
1971-1972: José Barinaga (ESP).
1972-1973: Abderrahman Belmahjoub.
1974-1978: Gheorge Mardarescu (ROU).
1979: Guy Cluseau (FRA).
1980-1981: Juste Fontaine (FRA), assisté par Jebrane et Hamiddouch.
1982-1983: Abdellah El Ammari, Jaime Valenté (BRA).
1984-1988: Mehdi Faria (BRA).
1988-1989: Jaime Valenté (BRA).
1989-1990: Antonio Angelilo (ITA).
1991-1992: Abdelghani Bennaciri, Olk Verner (GER).
1992-1993: Abdelkhalek Louzani.
1993-1994: Abdellah Blinda.
1994-1995: El Ammari, Gilson Nunez (BRA).
1996-2000: Henri Michel (FRA).
2000-2001: Henri Kasperczak (FRA/POL).
2001-2002: Humberto Cuelho (POR).
2002-2005: Baddou Zaki.
2005 (29 oct-30 déc): Philippe Troussier (FRA).
2005-2007: Mhamed Fakhir.
2007-2008: Henri Michel (FRA).
2008-2009: Roger Lemerre.
2009-2010: Hassan Moumen, assisté par Houcine Ammouta, Abdelghani Bennaciri et Jamal Sellami.
2010-2012: Eric Gerets (BEL).
2012-2013: Rachid Taoussi.
 


Mohamed Benarbia
Lundi 5 Mai 2014

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