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Zaki aura enfin compris pourquoi il a perdu la finale de la CAN 2004 : La faute au public (sic)

Il aurait mieux fait de se taire




Voilà une déclaration des plus surprenantes. Douze ans après la finale de la CAN perdue contre la Tunisie, le sélectionneur de l’EN de l’époque, Badou Zaki, opte pour une émission sur une chaîne de télévision algérienne pour révéler les vraies raisons de cette déconvenue.
Pour Badou Zaki, si la sélection marocaine avait raté la finale de la Coupe d’Afrique des nations en 2004, c’est à cause du public. N’allant pas par quatre chemins et ne voulant charger personne concernant cette défaite, il a indiqué que «le public marocain a été pour beaucoup dans ce résultat, puisqu’une fois l’équipe à Tunis, trois jours avant la finale, les supporteurs se trouvaient avec nous dans le même hôtel».  Et de poursuivre : «Les supporteurs ont perturbé les joueurs dans leur concentration. Ils étaient avec nous à tout moment et nous avons vécu l’enfer. Un dérangement qui a été payé cash le jour de la finale car durant le premier quart d’heure du match les joueurs étaient  out ».
A la question si l’arbitrage a influé sur l’issue de cette confrontation, Zaki a précisé que les appréciations des referees n’ont eu aucune incidence sur le déroulement de la partie sachant que celle-ci s’était soldée à la faveur des hôtes de l’édition continentale 2004 sur la marque de 2 à 1.
Zaki a affirmé que la présence du public avec l’équipe n’avait eu lieu qu’à Tunis. A Monastir, ville où la sélection avait disputé ses premiers matches du tournoi, les choses s’étaient passées  autrement et tout était maîtrisé. «L’hôtel où séjournait l’équipe nationale avait été interdit à toute personne étrangère», a-t-il souligné.
C’est là justement la question qui a taraudé plus d’un témoin sur ce revirement inexplicable. «Le moins que l’on puisse dire, déplore un fervent supporteur de l’équipe du Maroc présent sur place, c’est que Zaki et sa fermeté, que d’aucuns, soit dit en passant, estiment comme abusive, étaient aux abonnés absents à la veille d’un rendez-vous aussi crucial que la finale de la CAN. Les joueurs étaient livrés à eux-mêmes et avaient toute latitude de poser avec des dizaines d’admiratrices et d’admirateurs. L’ambiance était certes à apprécier mais c’était quand même bizarre car cela tranchait trop avec la discipline de fer imposée auparavant au groupe. C’est tout aussi bizarre que le même Zaki vienne s’en plaindre douze ans plus tard».
Après avoir été remercié par la FRMF en tant que sélectionneur fin 2015 et s’être longtemps muré dans le silence absolu, Badou Zaki a refait surface du côté de l’Algérie pour tirer à boulets rouges sur le public marocain. Des propos qui ne devraient pas plaire à des supporteurs qui ne manquent pas de scander son nom dès la moindre contre-performance du Onze national. Un parti pris qui risque de tourner court au grand dam de Zaki qui a pris récemment les commandes de Chabab Belouezdad, club avec lequel il a signé jusqu’ici deux victoires en autant de sorties en championnat et en Coupe locale.

 

Mohamed Bouarab
Jeudi 1 Décembre 2016

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