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Youssef Ksiyer : La comédie est un métier où l’on doit être exigeant avec soi-même

Un spectacle implique beaucoup de travail et de minutie dans la préparation.




Lauréat de l’Université Al Akhawayn en business
administration, où il s’est déjà illustré au sein d’une troupe théâtrale, Youssef Ksiyer a fini par tout plaquer pour se consacrer pleinement à sa passion première.
Celle de monter sur scène et de faire rire les gens.  
Son premier one man show «Biodégradable»
a rencontré un beau succès auprès du public. Entretien.



Libé : Vous êtes d’abord un lauréat de l’Université Al Akhawayn en business administration avant de devenir humoriste. Un drôle de parcours ? 
Youssef Ksiyer : Oui, surtout pour mes parents (rires).  Je pense que mon diplôme a certes renforcé ma personnalité ; c’est un accomplissement personnel, mais ma vraie passion était la scène. J’ai fini alors par me rendre compte que l’appel de la scène était beaucoup plus fort et que je devais au moins essayer. Je me suis alors lancé un défi  en me disant «je me donne une année» pour concrétiser ma passion pour la scène, et pendant ce temps, les choses se sont enchaînées, et depuis, c’est le déclic.

Etes-vous en train de réaliser le rêve de votre vie?
Je pense être toujours à la recherche de ce rêve, et j’espère que la flamme d’amour que je porte à mon métier ne pourra jamais s’éteindre. Le rêve de ma vie est de continuer le plus longtemps dans ce que je fais.

Vous avez participé au Marrakech du rire. Que représente pour vous cet événement?
Le Marrakech du rire m’a permis de m’affirmer en tant qu’humoriste, puisqu’ayant participé aux quatre premières éditions du Festival, je me sens aujourd’hui comme un enfant ayant grandi avec ce Festival. N’oublions pas que j’ai d’abord débuté lors des scènes ouvertes pour finalement jouer mon spectacle lors des éditions 2013 et 2014. Je ressens beaucoup de fierté et de gratitude à chaque fois que je me produis devant le public du Marrakech du rire.

Selon vous, que peut apporter ce genre de manifestations aux jeunes artistes marocains?
Le MDR est une superbe vitrine pour le pays et aussi une excellente opportunité pour les artistes de toutes nationalités. L’apport des médias et les différentes rencontres qu’offre ce Festival permettent aux artistes locaux de se faire connaître et de parfois même lancer leurs carrières. C’est une fenêtre, une ouverture sur le monde qui est très importante. Le Festival est retransmis dans plusieurs pays étrangers et donne une image très positive de ce pays et de sa jeunesse et ça aussi c’est très important.

Quel est l’humoriste marocain qui vous a le plus marqué?
 Mon père, puisque j’habitais chez lui pendant de longues années, et que j’étais dans l’obligation de consommer son humour durant toute mon enfance et mon adolescence, chose qui a laissé des traces indélébiles en moi. De plus, j’ai beaucoup d’admiration pour mon père, médecin de son état. Il exerce un métier assez difficile et où il est important de relativiser. 

Envisagez-vous une tournée à l’étranger, avec votre spectacle «Biodégradable», dans un proche avenir?
«Biodégradable», a déjà tourné au Maroc et en France mais il continuera encore sur sa lancée. Nous sommes toujours à la conquête du public.

Avez-vous le sentiment que le public vous suit et vous comprend?
Un spectacle, ce n’est pas du tout de l’improvisation ; il implique beaucoup de travail et de minutie dans la préparation. C’est un métier où l’on doit être exigeant avec soi-même : le travail d’écriture est très fastidieux ; il faut trouver les bonnes vannes et le bon cheminement pour être à la hauteur du public. C’est, entre autres, pour ces raisons que je travaille aussi avec Fatym Layachi pour la mise en scène. Après autant d’efforts, on peut comprendre la joie qui anime un humoriste lorsque le public réagit positivement à son spectacle ?

Et le grand écran, ça ne vous tente pas?
Plasma ou LCD (rires) ? Plus sérieusement, le cinéma et la fiction m’intéressent, encore faut-il trouver le bon projet. Je reste très attentif à ce qui se fait dans mon pays, et j’espère pouvoir collaborer au cinéma dans un futur projet.

Propos recueillis par Mehdi Ouassat
Mercredi 28 Septembre 2016

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