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Younès Moujahid lors de la présentation du rapport annuel du SNPM : “La presse marocaine est souffrante”




Younès Moujahid lors de la présentation du rapport annuel du SNPM : “La presse marocaine est souffrante”
Une nouvelle ère, une Constitution moderniste, une nouvelle équipe gouvernementale. Mais tous ces changements ont-ils eu un impact positif sur la presse ? Rien n’est moins sûr puisque le statu quo est de rigueur. C’est du moins l’impression qui ressort des  propos tenus par  Younès Moujahid, président du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) lors de la conférence de presse organisée le 2 mai à Rabat. L’occasion de présenter le rapport annuel du syndicat sur la profession. A travers une lecture globale de ce document, c’est le même leitmotiv qui revient. C’est à croire que  certaines pratiques limitant la liberté de la presse et l’apparition de phénomènes menaçant l’existence des journaux ont la peau dure. Le rapport déplore également le manque d’indépendance de la justice dans le traitement des affaires liées à la presse et les agressions répétées contre les journalistes en l’absence de toute protection.
 Younès  Moujahid a indiqué que ce  rapport se garde de dresser un bilan tranché sur la question de la liberté de la presse au Maroc, mais que cela n’empêche pas d’affirmer, selon lui, que la presse marocaine est souffrante. «  Comment peut-il en être autrement alors que la réforme du Code de la presse se fait toujours attendre », s’interroge-t-il.  Pourtant les travaux concernant cette loi datent de 2006. Une seule explication s’impose, c’est la volonté des pouvoirs publics de laisser les choses en l’état. Ce sont les journalistes qui en pâtissent. L’exemple de Rachid Nini, directeur de la publication Al Massae, est criant.  L’occasion pour Younès Moujahid de réitérer l’appel du syndicat pour un Code  de la presse répondant aux critères internationaux en la matière où les peines privatives de liberté n’ont pas lieu d’être. « On ne peut parler de liberté de la presse en présence d’un code comportant des lignes rouges et des formulations ambiguës à même d’être interprétées de façon abusive et arbitraire», indique-t-il.  C’est ce qui a d’ailleurs conduit à la censure de bon nombre de journaux et de magazines étrangers. «Nous comptons beaucoup sur une mise en application adéquate de la constitution et à l’indépendance de la presse», a-t-il soutenu.
Evoquant le Conseil national de la presse, le président du SNP a indiqué que ce projet ne date pas d’hier et que les concertations entre les parties intéressées suivent leur cours et ne manqueront pas d’aboutir.
Quant aux médias publics, Moujahid a évoqué à son tour le sujet qui est toujours d’actualité et qui a prêté à critique, à savoir les cahiers des charges de la SNRT et la SOREAD. «Le Conseil national fédéral  tout en saluant la méthode de concertation adoptée par le ministre et qui est qualifiée de positive, a insisté sur l’importance  d’un débat institutionnel afin d’aboutir à des conclusions partagées», a-t-il expliqué. Et d’ajouter : «Ledit Conseil a par ailleurs exprimé sa crainte de voir l’aspect idéologique prendre le pas  lors de la mise en œuvre de certaines recommandations».
Pour ce qui est de la  Société nationale de la radio et la télévision (SNRT), elle  demeure à la botte des pouvoirs publics et fait ainsi l’objet  d’un contrôle très poussé notamment par rapport aux informations  qui demeurent fort réglementées. Y. Moujahid appelle de ce fait à plus de professionnalisme et à plus de démocratie.
On ne peut pas estimer que  la situation  de la deuxième chaîne est plus reluisante. Des problèmes n’ont pas manqué de surgir notamment au niveau  du dialogue social  et des manquements envers  le SNPM.
Même l’agence Maghreb arabe presse (MAP) a eu son lot de critiques. Le président du SNPM a estimé que cette dernière a montré ses limites et qu’elle demeure assujettie à une loi dépassée. Il faudra qu’elle soit en phase avec les dispositions de la nouvelle Constitution «Une mise à niveau s’impose afin de lui permettre de jouer le rôle qui lui revient», a-t-il noté.
Le président termine sur une note optimiste en affirmant que beaucoup d’espoirs sont fondés sur une bonne mise en œuvre de la Constitution dont les dispositions appellent plus à encourager les médias qu’à les mettre sous tutelle.

Nezha MOUNIR
Jeudi 3 Mai 2012

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1.Posté par ouchen le 05/05/2012 08:05
le service public audiovisuel est en agonie, d'après goud;ma, le commission ministérielle chargée de la révision des cahiers des charges est présidée par le ministre de l'habit et exclut le ministère de la communication, argument avancé : l'ex ministre de la communication est un expert en matière des cahiers des charges,
l'objectif masqué de toute cette mascarade est le retour du PPS vers le secteur via les CC , ce parti est tellement gourmand au point que ses clous de jeha sur le mur de la communication n'arrivent pas à calmer son appétit.
on donc partant pour un nouvel épisode de polémique dont personne n' a pas besoin

a mon avis, le chef du gouvernement , en reconnaissant implicitement la défaillance de son jeune ministre qui a eu tout de même l'honneur de s'investir personnellement à fond dans la rédaction des CC et qui était probablement victimes de mauvais conseil d'un environnement à 100% PPS, lequel environnement qui su , avec subtilité, abuser du manque d'expérence dans ce domaine très technique et qui en voulait à mort au management du pôle qu'il estime avoir trops duré pour ne pas avoir céder le poste de PDG au parti, je dis que le chef du Gouvernement , si cette hypothèse a une part de verité, aurait du remanier son gouvernement et rétrocéder le secteur de la communication au PPS au lieu de lui donner les CC sur un plteau d'or après toute cette polémique et ces débats houleux et surtout en cette période pré-electorale; c'est un très mauvais calcul et une piètre stratégie pour le PJD qui doit oeuvrer à consolider sa légitimité au lieu de la concéder à un petit parti dont les sièges au parlement sont insuiffisants pour constituer un groupe parlemantaire.

La démarche la plus judicieuse à mon avis pour la refonte de ces cahiers des charges est de laisser le ministre de la communication parfaire son travail en changeant de méthologie :
1/ Traiter l'aspect purment technique avec les professionnels, seuls apter à faire des proposition dans ce domaine puisqu'ils ont la charge de l'exécution et qu'ils seuls à être considérés par l'opinion publique et la presse comme responsable de la qualité et du contenu des progrmmes et de la diffusion

2/ Confier l'aspect politique et constitutionnel à une commission restreinte où seront représentés les élus, la société civile, les partis poltiques et syndicat en plus de vrais experts en droit constitutionnel, des entreprises et des médias audiovisuel. Cette commission remettra sont rapport que le gouvernement doit concerter avec les sages de la HACA avant traduire les principes en articles

celà prendra le temps qu'il va falloir et ce n'est pas ça qui va altérer la continuité du fonctionnement du service public audiovisuel

avec tous mes respects pour mr le ministre de l'habitat , j'estime qu'il n'a pas assez d'expérience pour être à la fois expert en technique de programmation, de diffusion des droits des entreprises, des affaires et du droit constitutionnel et encore moins en médais audiovisuel, il était un bon tuteur du secteur, notamment sur le plan budgétaire et c'est tout , la preuve est qu'il n'avait pas réussi à faire adopter un simple texte reglementaire prévu par la loi 77_03 relative à la communication audiovisuelle en laissant de ce fait la cour des comptes analyser le transfert du SAP à SNRT comme il lui semble conforme à l'esprit d'une loi inachevée.

2.Posté par ouchen assou le 05/05/2012 11:19
il ne faut pas tenir compte des fautes d'orthographe c'est dû au fait que le texte n'a pas été revisé avant sa publication de ma part, et c'est surtout un flux d'idée et non un effort d'une rédaction signée :
donc lire : aptes au lieu de apter,
habitat au lieu d'habit
commission au lieu de commossion
methodologie au lieu de methologie

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