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Younès Moujahid : Benkirane et le PJD ont vidé la Constitution de sa substance démocratique

Une rencontre organisée par la section de l’USFP à Hay Mohammadi




Younès Moujahid : Benkirane  et le PJD ont vidé la Constitution de sa substance démocratique
Younès Moujahid, membre du Bureau politique de l’USFP et président du Syndicat national de la presse marocaine, a sévèrement critiqué le gouvernement Benkirane qui a, selon lui, transformé le système parlementaire en un autre présidentiel.
Lors d’une rencontre organisée par la section de l’USFP à Hay Mohammadi, vendredi soir, à la Maison des jeunes, il a expliqué que la Constitution de 2011 a consolidé le système parlementaire en accordant une place                                            importante à l’opposition et à l’institution parlementaire, mais le chef du gouvernement et le PJD ont manœuvré par tous les moyens pour les affaiblir. «Ils ont vidé la Constitution de sa substance démocratique», a-t-il précisé. 
Moujahid a, par ailleurs, déploré que l’Exécutif s’est embourbé depuis son investiture en 2012 dans des crises successives. Le gouvernement est en conflit avec tous les secteurs sociaux : avocats, magistrats, greffiers, journalistes,  diplômés chômeurs, entre autres. Il refuse de dialoguer avec les centrales syndicales et a gelé le dialogue social, a-t-il précisé en mettant en relief la crise entre les composantes de ce gouvernement. Celle-ci a éclaté, en premier lieu, entre le PJD et le PI qui a préféré se retirer de l’Exécutif, estimant que Benkirane agissait en tant que chef de parti et non en sa qualité de chef de gouvernement. «D’aucuns prétendent que le conflit entre le PJD et le PI a été monté de toutes pièces par Chabat, mais comment expliquer alors le conflit entre le chef du gouvernement et le MP?». 
L’autre exemple qui révèle une crise permanente au sein l’Exécutif tient au fait que «la vie parlementaire est malsaine », car, selon Younès Moujahid, le discours politique au sein de l’institution législative est indigne et porte atteinte à son image. «C’est le chef du gouvernement qui assume cette responsabilité », a-t-il martelé.
Selon Younès Moujahid, l’Exécutif souffre «d’un problème structurel à l’instar de tous les gouvernements qui sont dirigés par des partis fondamentalistes». Lesquels partis ne sont que la façade politique de mouvements de prosélytisme. A titre d’exemple, l’intervenant a évoqué la relation entre le Mouvement unicité et réforme et le PJD ou les relations entre les Frères musulmans égyptiens et le Parti liberté et justice. Tous les projets et toutes les idées sont débattus au sein de ces mouvements avant d’être soumis au parti et par conséquent à l’Exécutif, d’où le conflit qui a opposé le chef du gouvernement au PI qui s’insurgeait contre cette dualité.
«L’avenir de la démocratie au Maroc est tributaire de la solution de cette dualité», a affirmé Younès Moujahid. Ce qui impose de tracer «une ligne de démarcation entre le prosélytisme et la politique» et de se doter d’instruments légaux à même de garantir l’égalité des chances entre tous les partis politiques. 

Mourad Tabet
Mardi 18 Février 2014

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